Une légende, un seul but. Un but très précis : atteindre la Pierre Philosophale.
 

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 Un toutou à tenir par la laisse ... [ Sora' ]

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MessageSujet: Un toutou à tenir par la laisse ... [ Sora' ]   Dim 11 Sep - 13:55




C'est par Hasard qu'on accompli son Destin.




C’est une journée comme les autres. Enfin, qui semblerait comme les autres. Roy est dans la cité d’East. C’est un charmant jour, comme on en a rarement vu. La température est agréable, ni trop fraiche ; ni trop lourde. Et un vent souffle sur la capitale de la région Est d’Amestris. Et … On lui a précisé que Scar y est également. Enfin, c’est une hypothèse. Le colonel s’est juré de le mettre derrière les barreaux. Et il le ferait, quoi qu’il en coûte. D’une manière ou d’une autre, d’une façon normale ou pas. La place de l’Ishbal est en prison. Nulle par ailleurs. Il y croupira jusqu’à la fin de sa vie ; à moins que sa formidable alchimie ait raison des pauvres murs de la prison de Central … Le militaire avance donc dans les rues ; dans son habit de travail, son éternel manteau noir sur le dos. Une mission comme un autre, disons. Mais ça faisait longtemps qu’il n’était pas allez dans cette ville qui avait bercée ses débuts dans l’armée d’Amestris … Hm. Cette ville qui l’avait également envoyé en Enfer. De plus … C’est là également que se trouve Soraya, sa « mère ». Officiellement, c’est Madame Christmas qui l’avait adopté. Mais personne ne se doute qu’il y a toute une histoire derrière toute ça … Bien que Roy porte le nom de Chris, elle n’avait été que « titulaire » au poste pendant quelques années. C’est un peu léger de dire ça. Et un peu cruel. C’est elle qui lui a fournie une éducation convenable en l’envoyant dans une école côté dès sa septième année. N’est-ce pas ? Et cela faisait un certain temps qu’il n’avait pas vu Soraya. Et ça l’inquiète un peu. Il ne le cache pas ; loin de là, mais disons que sa vie à Central y est pour quelque chose. Sans oublier la mort de Maes. Oui. Il avait eut un emploi du temps bien chargé, ces quelques derniers jours. Il n’y avait rien put. C’est la vie. C’est son métier. Perdu dans ses pensées, il ne voit même pas autour de lui, si bien qu’il se cogne contre quelqu’un. Et ce quelqu’un s’excuse précipitamment, avant de prendre la poudre d’escampette sans que le colonel ne puisse dire quelque chose. Pas même un son n’est sortit de sa bouche, et son cerveau marche un peu au ralentit, aujourd’hui. Mais on ne s’en fait pas, si un événement quelque peu étrange survient, il sera bel et bien réveillé. Du moins, il l’espère. C’est un sublime silence qui s’ensuit. Il se frotte la nuque, l’air de rien, et baille à s’en décrocher la mâchoire ; et ce, sans aucune retenue. L’ennuie. On lui avait dit : « Ramenez-moi Scar ! ». Mais là ; ce qu’il voit ; c’est aucune personne suspecte. Est-il passé à côté de toute gente étrange ? Impossible. Il n’est pas si aveugle. Il secoue la tête. Manque de sommeil oblige aux neurones un peu plus de mal qu’à l’habitude. Oh, ça faisait combien de jours qu’il dormait mal ? Six ? Pas bien loin, oui … Et avec les cernes qui vont avec. Hm … Deuxième fois qu’il part sans son lieutenant. En espérant qu’il ne reviendra pas dans un état aussi désespérant. Non, cette fois ; il aurait intérêt à peser le moindre de ses pas, à mesurer la moindre de ses paroles pour ne pas finir dans une situation qui en ferait voir des belles à tout le monde. Comme si les coups du Fullmetal n’avaient pas suffit … Tss. Dans un calme parfait, il tourne dans un angle d’une rue, avant d’arriver dans une grande avenue, dans laquelle des fleuristes vendent avec une facilité déconcertante leurs fleurs en tout genre.

Il hésite. Non. Finalement, Roy passe son chemin. Ca servirait à quoi, de dépenser une nouvelle fois son argent pour des fleurs ? Il tente de se remémorer le prix d’un de ses précédents achats … 3.000 cenz ? Il croit. Il ne sait plus. Disons que la fleuriste à laquelle il vient généralement rendre visite le connaît bien et aime l’ensevelir sous un tas improbable de fleurs. Le calme ne dure pas, malheureusement. On le bouscule une deuxième fois. Ou c’est lui qui bouscule quelqu’un. Même chose ; trop pensif pour se pencher sur le comment du pourquoi, il s’excuse platement, avant de continuer son chemin. Décidément … Aujourd’hui, on en finit pas de se cogner de-ci, de-là. Il tourne une nouvelle fois à un embranchement, traverse la route de façon rapide et met ses mains dans ses poches. Ses gants sont bien là. Aucun soucis là-dessus. Cette fois, il ne pleut pas. S’il croise Scar, il n’allait pas le rater. Cette fois, le Fullmetal n’est pas. Et il n’allait pas se gêner pour profiter de ce point ; car la dernière fois qu’il s’était frotté au tueur, les deux alchimistes s’étaient tous deux retrouvés dans une situation embarrassante. Le colonel soupire bien malgré lui, tout en passant devant un magasin. Ou une brasserie ; il ne sait pas, les vitrines sont presque les même, de toute façon. Il soupire une nouvelle fois de façon peu commune. Un soupire fatigué. Fatigué de marcher dans ces rues qu’il connait si bien ; pour les avoir sillonner un bon nombre de fois. Cependant, sa fatigue s’envole aussi vite qu’elle était venue, car ; au loin ; il lui semble voir une silhouette qu’il connait. Il plisse les yeux. Scar ? Hm. Ca y ressemble. Celui d’en face semble faire plus ou moins la même reconnaissance de l’alchimiste qui s’avance vers lui. Roy a un sourire triomphal. Parfait. C’est bien le tueur. Seul. Et aujourd’hui, pas de pluie. Juste de quoi faire un magnifique feu de camp. A sa grande surprise, pendant que le colonel enfile ses gants, l’Ishbal grogne quelque chose avant de mettre les voiles. Etonné, Roy fronce les sourcils et presse le pas, pour finir par courir dans les rues. Scar, Scar, Scar … Qu’il moisi en prison, c’est qui lui irait le mieux. Et ça ferait de l’avancement pour le colonel. Et ce serait parfait pour atteindre le grade qu’il veut tant toucher du doigt. Et … Ca fait beaucoup de « et », non ? Plus le colonel court, plus Scar semble allez plus vite ; lui aussi. Les pas des deux homes tapent le bitume à une régularité qui fait peur. Mais … Bon Dieu ! … C’est qu’il est volatile, le fourbe ! Loin de lui l’idée de se mettre dans un pétrin impossible ; le colonel ne s’arrête pourtant pas, se contentant d’accélérer à son tour.

Fait chier, tiens. Pas faux. C’est énervant. Surtout que le colonel commence à s’essouffler. Tss. Il tourne une nouvelle fois dans l’angle d’une rue et rentre une nouvelle fois dans quelqu’un. Il pousse un « Aah ! », fait quelques autres pas en agitant les bras pour reprendre son équilibre, mais ; au final ; se retrouve par terre en maudissant celui ou celle qui l’a fait tomber. Sans compter que ladite personne s’est aussi retrouvée par terre. Il s’appuie sur ses mains et observe au loin la forme de Scar le distancer. Bon … C’est foutu, pour aujourd’hui. Passablement énervé, le colonel se relève en époussetant sa veste d’un geste vif, qui en dit long sur son état d’esprit. Il tend cependant une main à son … « Obstacle », pour l’aider à se redresser.


 « Veuillez m’excuser … » grommelle-t-il ; la main toujours tendue, le timbre de sa voix quelque peu froid et cinglant.


Son amour-propre allait en prendre un coup, s’il rentrait à Central sans rien à tenir par la laisse …




Spoiler:
 


Dernière édition par Roy Mustang le Ven 21 Juin - 6:36, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Un toutou à tenir par la laisse ... [ Sora' ]   Dim 11 Sep - 14:26

East City. La journée est belle. Soraya Ludlow avait décidé de profiter de ce jour pour flâner un peu. L'homonculus du métal avait ces derniers temps voyagé un peu partout, distillant son savoir médical aux personnes en ayant besoin, mais sans grands moyens. Elle avait aussi côtoyé ceux qui pouvaient payer. La brune se faisait parfois embaucher par un médecin lambda, toujours pour une durée déterminée. Simple bon sens : que dirait son employeur en remarquant qu'elle ne vieillissait pas ?

Bref, toujours est-il que pour le moment, elle était en congés. Soraya déambulait donc tranquillement dans les rues de la cité de l'est. Vêtue d'un t-shirt assorti à ses yeux, un jean, ses cheveux noués en une queue de cheval, elle marchait d'un pas tranquille. La créature artificielle arriva soudain devant une rue particulière : celle où elle avait trouvé Roy, tout bébé dans un couffin.

Voilà un bout de temps qu'elle ne l'avait pas vu. Pourvu qu'il aille bien ...N'empêche, Sora trouvait étonnant que Roy ne l'ai jamais interrogée sur son âge permanent. Peut-être n'osait-il pas ... quoique, ça ne collait pas à son caractère. Le lendemain de sa découverte du petit Roy, Soraya avait rendu visite à Chris Mustang. Elle l'avait conviée chez elle pour déterminer l'avenir du petit.
Les choses s'étaient présentées ainsi : Chris serait la couverture civile de l'enfant. Elle lui donnerait son nom, mais Soraya serait celle qui l'élèverait. Christmas servit donc de nounou. Soraya tirait comme on dit toutes les ficelles : l'école, c'était elle qui la trouvait, l'inscrivait, bref se chargeait de toutes les formalités administratives, avec le nom de Mustang.

Elle avait suivi de près l'éducation de l'enfant. Il avait bien grandi, avait appris l'alchimie puis s'était engagé dans l'armée au grand dam de sa mère. Sora lui avait dit ce qui l'y attendait, mais quand on est jeune on croit savoir mieux que tout le monde. Cruelle illusion ... l'homonculus l'avait retrouvé dans un état lamentable après la guerre. Il était venu se réfugier au manoir Ludlow, vieil héritage de l'homonculus. Il y avait grandi et considérait le coin comme son refuge.

L'homonculus en était là de ses pensées quand elle fut brutalement percutée et envoyée à terre. Non mais ...
" Depuis quand tu me vouvoie, bilou ?" lança la brune.
Bilou. Elle l'appelait ainsi depuis qu'il était petit. Une mère restait une mère, homonculus ou pas. Toujours est-il que Soraya attrapa la main de son fils pour se relever. Quand on parlait du Mustang, on en voyait le bout de l'uniforme ...
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MessageSujet: Re: Un toutou à tenir par la laisse ... [ Sora' ]   Ven 23 Déc - 10:11

|| Navré pour le retard n_n ||


L’effet d’une claque aurait été moins dévastateur. Abasourdi, il regarda la personne qu’il venait de percuter, car non-seulement il la connaissait, mais - en plus de ça - il s’étonnait de la voir - elle - dans un endroit pareil, dans un moment aussi improbable où il faisait tout naturellement la chasse au criminel recherché. Il referma la bouche après environs dix secondes à être passé pour un poisson enfermé dans son bocal, et réussi enfin à articuler une phrase qui tienne enfin la route :

 « Soraya ? Mais qu’est-ce que tu fais là ? »

Mon Dieu, c’était d’une philosophie que même l’auteur de la divine comédie n’aurait pu contester. Mais la question avait de quoi être posée. Que faisait-elle là alors que son penchant pour les voyages était quasiment inéluctable ? Le colonel se redressa cependant de toute sa hauteur, puis eut un sourire amical envers sa ‘mère’, bien qu’officiellement, il ne portait pas le nom de Ludlow, mais celui de Mustang. Que lui dire ? Que le moment était très mal choisi ? Que Scar prenait une confortable avance sur l’alchimiste d’état pitoyable qu’il était ? Que s’il ne ramenait pas un trophée au bout d’une corde, il avait de certaines chances pour que sa réputation au sein de l’armée ne descende encore plus bas qu’elle ne l’était déjà ? Qu’il allait sûrement se faire engueuler par sa lieutenante car il avait osé se défaire de son but premier en sortant une phrase aussi nulle que « la Lune est ronde » ? Mais bien sûr que non ! Le monde continuera de tourner, quoi qu’il arrive, mais au final, il n’aura toujours pas mit sous les barreaux l’Ishbal qui avait fait tant de ravages dans les rangs de l’unité d’élite du régime dictatorial de ce pays … Belle phrase, n’est-ce pas ? Bref. De toute façon, il sentait que c’était foutu pour Scar, donc, pourquoi perdre son temps à essayer de le rattraper ? Mais qu’aurait dit Riza à la place ? Qu’il fallait tout simplement se bouger un peu plus pour avoir ne serait-ce qu’une infime chance de rattraper l’homme au yeux rouges. Simple mais efficace A se torturer les méninges à cause d’un auteur qui aime bien le mettre dans un pétrin incroyable - il sait faire que ça, non, alors pourquoi m’en vouloir ? - il allait sûrement avoir un sublime mal de crâne avant la fin de ce RP.

Il préféra reporter son attention sur Soraya, qui, étrangement, n’avait pas prise une seule ride. Elle était toujours la même, de taille tout-à-fait normale, brune, et comme à son habitude, une tenue vestimentaire qui la qualifiait bien. Mais le plus étrange persistait dans le fait qu’elle n’ait pas vieilli, pourtant après tant d’années de séparation … A élucider. Allons, on lui taille la causette ou on lui demande carrément de nous aider afin de récupérer notre gibier ? Eh bien, la deuxième option lui plaisait un peu plus que la première. Pas que l’envie de lui poser un rendez-vous dans un restaurant histoire de prendre de ses nouvelles lui manquait, mais franchement, lui poser ça ainsi, ça ne le faisait pas. Et c’était pas classe. Un autre sourire, plus discret, vint lui effleurer les lèvres, en se rappelant également l’amour avec lequel sa mère aimait partir après un malfrat - de la petite frappe au grand voyou - … A croire que le fait de se mettre dans d’extraordinaire crassiers est de famille, si on peut dire ça ainsi.

« Tu m’excuseras, mais j’ai un criminel à ramener au Q.G.. Tu as entendu parler d’un certain Scar, je suppose ? C’est après lui que je courais avant de te … Rencontrer. » dit simplement le Flame Alchemist, en remplaçant le « percuter » par un « rencontrer ». « C’est risqué. Et comme je sais que seul je ne ferai que de mettre les pieds dans un pétrin aussi beau que celui qui m’a coûté une baisse d’estime de la part d’une certaine personne, je préfère être accompagner de quelqu’un. »

En gros, autant prendre ça pour une proposition, l’effet aurait été le même. Et son sourire en coin devait en dire long, très certainement.
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MessageSujet: Re: Un toutou à tenir par la laisse ... [ Sora' ]   Ven 23 Déc - 18:18

" Ce que je fais là ? Eh bien je marchais tranquillement avant qu'une certaine tête de linotte n'aie l'idée de me faire tester le confort du sol." rétorqua l'homonculus avec un sourire qui n'était pas sans rappeler celui du militaire.

Eh bien, en tout cas voilà comme qui dirait une paie qu'elle ne l'avait pas vu. Sora en était très heureuse, surtout que Roy se montrait parfois avare de nouvelles. Heureusement que l'homonculus elle ne le perdait pas de vue, notamment grâce à Mme Christmas. Roy la fixa pendant un moment, son regard indiquant clairement qu'il réfléchissait.

La baisse d'estime d'une certaine personne ? Oh. Soraya soupira.
" Qu'as-tu encore fait à Riza ? Je ne t'ai pourtant pas appris à être incorrect avec les femmes. Mais je suppose que ça n'a rien à voir." réprimanda Sora.
Typique d'une mère ... nul doute qu'il n'allait pas se sentir bien après ça. L'homonculus connaissait la lieutenante, du temps de ses études Roy lui en avait assez parlé. Ainsi que les quelques fois où il daignait passer un coup de fil.

Toujours est-il que le jeune colonel se décida à cracher le morceau. Et pour cause : il savait sa mère d'une aide non négligeable quand il s'agissait d'appréhender un malfrat, ou de récolter quelques informations. Mustang avait déjà sollicité son aide de par le passé. Seulement, quand il prononça le nom de Scar, les pupilles violettes prirent un éclat orageux.

Oui elle savait qui était cet homme. Soraya savait ce qui le poussait à agir ainsi. Personne ne pouvait en vouloir à l'Ishbal de chercher vengeance. Hélas, du côté de l'homonculus, du côté maternel surtout, il avait choisi la mauvaise cible : son fils.
" Cet homme ... t'as déjà attaqué n'est-ce pas ?" dit-elle d'une voix assez froide.
Merci certains témoins de l'ombre. Bref, Sora ne pouvait laisser passer une telle chose. Rien ne la mettait autant en rogne que son fils soit attaqué. Alors tant pis si l'Ishbal est dans son bon droit. Il devrait en découdre avec elle.

" Je vais t'aider. Cela devient personnel." conclut l'homonculus.
Et ça, ce n'était pas bon signe du tout. Sora ajouta qu'elle pouvait le conduire à une personne qui laissait traîner ses oreilles un peu partout.
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MessageSujet: Re: Un toutou à tenir par la laisse ... [ Sora' ]   Ven 21 Juin - 6:41

« Ce que je fais là ? Eh bien je marchais tranquillement avant qu’une certaine tête de linotte n’ait l’idée de me faire tester le confort du sol. »

Ca avait le mérite d’être on ne peut plus clair. Cela eut pour effet de faire légèrement rire le colonel quand il l’entendit proférer ces paroles. On ne changeait pas les vieilles habitudes. Toujours la même répartie. En voilà une qui gardait les deux pieds sur Terre, contrairement à son fils qui, en ce moment-même, était plus préoccupé par Scar et sa dégradante relation avec le Fullmetal qu’autre chose. Non, parce que courir après des criminels, c’était bien. Voire même très amusant … Mais quand vos alliés veulent aussi vous faire la peau, c’est tout de suite un peu moins gratifiant.

« Qu’as-tu encore fait à Riza ? Je ne t’ai pourtant pas appris à être incorrect avec les femmes. Mais je suppose que ça n’a rien à voir. » le réprimanda gentiment Soraya et cela le fit légèrement sourire, encore une fois.

En effet. Ce n’était pas du lieutenant Hawkeye dont il parlait, mais d’Edward Elric. Leur dernière rencontre, sur la voix ferrée, s’était avérée légèrement … Houleuse ? Pour ne pas dire excessivement décevante concernant la rare violence dont avait fait preuve le jeune blond au manteau rouge. Le Flame Alchemist en avait payé les frais. Recommencer deux fois la même erreur ne lui apporterait rien d’autre qu’un autre métallique dans la bouche. Enfin bon. Ce qui est fait est fait, personne ne peut remonter le temps. Et les morts ne reviennent pas. Le blond et son frère le savaient mieux que quiconque.

« Cet homme … t’as déjà attaqué, n’est-ce pas ? » demanda froidement sa mère. « Je vais t’aider. Cela devient personnel. »

Le cours interrompu des pensées du brun repris. Il mit environs quatre secondes à comprendre de qui elle parlait. Tu penses trop, Roy ; tu penses trop. Moins penser, être un peu plus réactif, car il se doutait bien que Scar en avait profité pour prendre la poudre d’escampette pendant qu’il s’était arrêté pour taper une petite discussion. On n’arrête pas le lièvre quand il court, à moins de le prendre à son propre jeu, comme dirait l’autre … Soraya ajouta néanmoins qu’elle pouvait le mener à une connaissance qui avait apparemment des oreilles indiscrètes posées un peu de partout. Voilà qui n’était pas négligeable du tout. Les connaissances de la jeune femme étaient toujours d’une précieuse aide quand la situation le voulait. Roy savait qu’il pouvait lui faire confiance, bien qu’il aurait plus eut tendance à talonner l’Ishbal qu’à aller parler avec quelques civils qu’il ne souhaitait surtout pas voir impliqué dans l’histoire. Surtout que Scar n’attaquait jamais les simples citoyens. Les mettre en danger, de n’importe quelle manière que ce soit, lui laissait une certaine boule dans l’estomac. Sûr, après en avoir assassiné deux durant le génocide, alors qu’ils ne faisaient que leur travail, ça dissuadait de provoquer la mort de quelques autres qui n’avaient très franchement rien à voir avec les affaires de l’état.

Et puis, la noblesse d’âme n’était pas franchement le fort d’un criminel de guerre, après tout. Mais Roy essayait de se racheter le mieux possible, bien qu’il savait qu’une fois que tout cela serait terminé, il allait être mis sur la liste des « tueurs de l’état ». C’était triste à dire, mais le Flame Alchemist avait déjà carbonisé hommes, femmes et enfants durant la révolte d’Ishbal, recommencer pour débarrasser le pays d’un autre tueur ne lui faisait ni chaud, ni froid, pour ainsi dire. Sauf qu’un meurtrier en tuant un autre, ça ne ferait sûrement pas remonter le quota de l’armée. Bien sûr que non. Après tout, deux loups se disputant une bergerie finissent toujours par se dévorer entre eux, non ? Dans le cas présent, les chèvres étaient l’Etat. Roy voulait le gouvernement pour le contrôler et faire cesser tout cela. Scar voulait la peau de tous ceux qui le composaient. Quelle était, sincèrement, la vraie solution à tous leurs problèmes ?

Certes, son raisonnement était un peu marginal, mais très franchement, le colonel ne voyait pas vraiment d’autres alternatives. Roy, tu penses vraiment trop. Ah, oui …

« Je ne pense pas que ça soit une bonne idée, maman. » dit alors Roy en émergeant doucement de son petit nuage de pensées plus ou moins joyeuses et inquiétantes. « Scar est dangereux et je doute que l’état apprécie qu’une telle histoire devienne personnelle. Cependant, ton aide n’est pas de refus. Merci. »

Oh, bien sûr que non que Central n’allait pas tout du tout aimer ça. Mais tant pis. Dans la vie, faut savoir se montrer entrepreneur, le tout en assurant bien comme il le faut ses arrièves.

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MessageSujet: Re: Un toutou à tenir par la laisse ... [ Sora' ]   Sam 22 Juin - 8:48

Trop dangereux hein ? Pour qui au juste ? Il est vrai que Roy ignorait encore la véritable nature de sa mère adoptive. D'ailleurs, Soraya se demandait comment il se faisait que son fils ne l'aie jamais interrogée là-dessus. Pas qu'il y ai spécialement eu des choses bizarres venant d'elle, excepté peut-être la plus évidente, et qui aurait dû éveiller ses soupçons : le fait qu'elle n'aie pas pris une seule ride depuis toutes ces années. Roy avait certainement remarqué pourtant, il n'était pas idiot.

Soraya de son côté, ne lui avait rien dit par simple peur de sa réaction. Il n'était pas simple d'apprendre que celle qui vous avait élevé n'était pas humaine, et surtout le fruit du plus grand tabou de l'alchimie. Or Roy en étant précisément alchimiste, d'État de sucroît comprenait on ne peut mieux ce que cela signifiait.
Sora espérait juste que le jour où il l'apprendrait, car cela lui paraissait inévitable, qu'il ne la détesterait pas. Qu'il se rappellerait toute l'affection qu'elle lui avait donné, toute l'aide qu'elle avait pu lui fournir en temps utile, le réconfort quand il était revenu ravagé de la guerre. Que Roy ne lui en voudrait pas de lui avoir dissimulé ceci depuis si longtemps. 


" Ne t'inquiètes pas pour tes supérieurs. Ils ignorent qui je suis, et n'ont pas à savoir que j'en fais une affaire personnelle. Bien, suis-moi à présent." reprit Soraya.
L'homonculus partit devant. Elle le conduisit pendant une dizaine de minutes à travers diverses ruelles, s'enfonçant un peu plus dans les bas quartiers d'East City. Finalement, elle s'arrêta devant une porte qui avait la même couleur que le mur autour. L'on pouvait aisément passer devant sans la remarquer.
" Reste ici, je vais le chercher." annonça la brune.


Elle préférait que l'on évite de remarquer son lien avec un militaire, pour leur bien à tout deux. Sora frappa deux coups éloignés, puis deux autres rapprochés. Un judas s'ouvrit, révélant une paire d'yeux.
" Mot de passe ?" demanda une voix grave.
" Lux alchemiae." 
Le judas se referma, puis la porte s'entrouvrit. Soraya entra sans hésitation, et referma elle-même derrière. Un instant après, elle revint accompagné d'un homme aux cheveux châtains ébouriffés. Il avait un air rusé patafixé au visage. Sa tenue était pauvre, composée d'habits élimés et délavés. Ses yeux noisettes se plantèrent dans ceux ébène de Mustang.


" Le bonjour. Cette demoiselle m'a dit que vous cherchiez des infos sur un certain Ishbal étoilé. Avant toute chose une règle cruciale : je n'ai pas de nom, vous n'en avez pas, et je suis très sujet à l'amnésie." dit-il.
Une façon très claire de garder l'anonymat.
" Les présentations étant faites, que peux-tu nous dire sur lui ?" s'enquit Soraya.
" Pour commencer, que lorsqu'on a une réputation comme la sienne on passe difficilement inaperçu. Et il le sait très bien. Cet Ishbal sait se planquer, et se mêle rarement aux autres. Il n'est pas invisible cependant, surtout pour mon réseau. L'information est un marché juteux. Bref, la dernière fois que j'ai entendu parler lui c'était il y a deux jours, il se dirigeait vers le quartier de Simfield. Je crois savoir qu'un ancien alchimiste d'État s'y terre."

Soraya jeta un regard à son fils, attendant de voir s'il avait d'autres questions.

( HJ : ce RP pourrait être l'occasion que Roy découvre que sa mère est homonculus. Avec la technique de Scar, il pourrait la blesser ce qui occasionnerait une guérison instantanée. Qu'en penses-tu ?)
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MessageSujet: Re: Un toutou à tenir par la laisse ... [ Sora' ]   Sam 22 Juin - 14:19

Spoiler:
 


Sa mère lui assura qui l’état ne savait pas qui elle était. Et qu’ils n’étaient pas obligés de savoir qu’elle se mêlait de l’affaire. C’était plus simple à dire qu’à assurer. Ils avaient des yeux partout, ils savaient tout ce qu’il se passait dans la ville car dans l’armée, rien ne restait secret bien longtemps. Ils semblaient toujours finir par arracher les mots de la bouche de leurs pions. Simples pièces sur l’échiquier géant, leur force de frappe était ahurissante malgré leur anodine apparence. Mais ce fut sans aucuns autres mots de prononcés que Roy suivit la jeune femme dans les rues d’East City. Le trajet se fit en silence. Il n’osait pas franchement ouvrir la bouche pour lui demander où est-ce qu’ils se rendaient comme ça. Mais il lui faisait confiance. Un fin sourire se dessina sur ses lèvres. Il avait l’impression de replonger dans le passé, quand il était encore très jeune et plus d’inconscience, lorsqu’ils parcouraient tranquillement la ville en papotant joyeusement de tout et de rien. A cette époque, Roy s’intéressait déjà à l’alchimie, pas particulièrement à l’alchimie des flammes, mais à la discipline tout court. Ca l’avait pris assez tôt, en fait. Certes bien moins que les deux frères Elric, mais tôt quand même. Il se revoyait encore le nez plongé dans des bouquins d’alchimie, assis à même le sol, un petit carnet posé à côté de lui et mordant distraitement son stylo tandis que ses yeux sautaient d’une ligne à l’autre. Ah, c’était le bon temps …

Ils passèrent alors devant un mur. Un mur sur lequel était accrochée une affiche. Il lut presque à voix haute le mot qui était inscrit dessus : «  töframaður ». Il fronça les sourcils. Töframaður ? Qu’est-ce que c’est ? Et surtout, de quelle langue cela sortait ? Lui qui n’y connaissait rien en langues étrangères avait sûrement dû écorcher le mot avec son accent Amestrien. Hm. Il se renfrogna légèrement, bien qu’il remarqua la traduction, écrite en plus petite en-dessous du fameux mot : « La Prestidigitatrice ». Oh. Une magicienne ? Il n’eut pas le temps d’en voir plus, il avait déjà bien assez ralentit comme cela. Il rattrapa sa mère d’un pas rapide. Töframaður. Il grava ce mot dans sa mémoire, tout en évitant soigneusement de le répéter à voix haute, se doutant bien que sa prononciation devait être plus que terrible. Il s’attela tout de même à la tache de tenter de deviner de quel dialecte cela pouvait venir. Roy l’aurait bien assigné au Drachmien, car la prononciation lui semblait … Drachmienne, justement ? De plus qu’il lui semblait que dans cette province glaciale, ils utilisaient en effet ce genre de caractères assez spéciaux. Bien qu’il y avait également Creta. Il s’obstina à penser que c’était du Drachmien. Si dictionnaire Drachmien il y avait dans la bibliothèque de la ville, alors il irait volontiers vérifier son hypothèse. Obstiné, le colonel.

Quelques rues plus loin, la presque même affiche attira son attention. Töframaður, encore. Cependant, l’annonce n’avait pas du tout la même forme. Alors que l’autre lui avait semblé plutôt dans les tons jaunes et chauds, celle-ci était dans le bleu, l’argent. La froideur. Oui, définitivement Drachmien. Mais il se rendrait tout de même à la bibliothèque, sait-on jamais.

Ses yeux s’arrêtèrent quelques instants sur la jeune femme représentée dessus. Quelque chose d’inhabituel : elle avait des cheveux gris, presque blancs bien qu’elle fût apparemment très jeune, relevée en un chignon élégant. Son visage, pâle, était encadré de cette étrange chevelure en de fines arabesques légèrement ondulées. Et des prunelles bleus-glace, maquillés, fixaient sans voir droit ce qu’elle avait devant elle. Elle portait également sur sa tête un chapeau noir typique des magiciens, et arborait une tenue de scène qui rehaussait la finesse de son corps : veston et pantalon couleur de cendre, chemise blanche. Il se promit intérieurement d’aller voir une de ses représentations, un de ces jours.

Roy arrêta ensuite d’admirer toutes les Töframaður présentes à quasiment tous les coins de rue en se disant que sa mère n’apprécierait certainement pas le fait que son fils s’arrête presque toutes les cinq minutes pour regarder une stupide affiche.

La jeune femme et lui arrivèrent bientôt dans un vieux quartier miteux d’East City. Elle lui somma de rester là où il était et la vit s’approcher d’un mur, toquer dessus à quatre reprises avec une certaine assiduité. Un de ses sourcils s’arqua quand il vit un judas s’ouvrir. Le brun en déduisit alors la chose suivante : une porte habilement cachée dans ce mur, revêtant à merveille la couleur de ce-dernier. Très, très ingénieux.

« Mot de passe ? »
« Lux alchemiae. » répondit Soraya avant même que Roy eut le temps de faire mine qu’il s’intéressait à l’affiche Töframaður du coin.

Oh.
Il eut un petit sourire en coin quand il saisit la signification de ce mot de passe. Cependant, son sourire fondit comme de la glace au Soleil lorsque la jeune femme entra sans aucune hésitation dans cette cachette. Ce fut le colonel qui en eut, car il se demanda franchement s’il devait vraiment attendre ou non. Faire un conciliabule en pleine rue – bien que peu fréquentée, il l’admettait – n’était pas franchement très discret. Malgré tout, Roy resta bien campé sur ses deux pieds et attendit.

Quelques dizaines de secondes, tout au plus. Soraya ressortit bien vite en compagnie d’un homme à l’air particulièrement malin, dont les yeux noisette brillaient d’une certaine malice. Tiens donc ? Etait-ce là une taupe ou un renard ? L’un des deux et qui paraissait, ma foi, bien pauvre, car habillé de vêtements élimés et ayant perdus leur teinte originelle.

« Le bonjour. » La politesse semblait tout de même de mise et le colonel lui répondit avec un mouvement de tête respectueux. « Cette demoiselle m’a dit que vous cherchiez des infos sur un certain Ishbal étoilé. Avant toute chose, une règle cruciale : je n’ai pas de nom, vous n’en avez pas, et je suis très sujet à l’amnésie. » Roy fut tenté de ricaner sous cape, mais il se retint, acquiesçant très simplement.
« Les présentations étant faites, que peux-tu nous dire sur lui ? » demanda Soraya en exprimant la question muette de son fils.

L’anonyme plantant son regard dans celui du militaire leur expliqua très simplement que Scar avait très vraisemblablement eut l’envie d’aller massacrer un ex-Alchimiste d’Etat au quartier de Simfield, il y a deux jours de cela. Avait-il échoué ? Les médias n’avaient pas fait de bruits. Le tueur était sûrement tombé sur une maison vide … Ou alors l’information était fausse. Ou encore, peut-être que Scar n’avait pas encore eut l’occasion de se rendre dans la zone mentionnée … Le militaire écarta cette pensée de suite : même en étant le tueur le plus recherché du pays, déjouer la vigilance des agents de nuit était relativement simple. Surtout ici, car les ruelles sombres ne manquaient pas. Il ponctua son trait d’esprit par un regard aigu en direction de sa mère. Il lui faisait confiance. Elle ne l’aurait pas volontairement emmené dans un endroit où chaque parole prononcée n’était que mensonges et ignominie.

Soupire.

« Bien. » dit finalement le Flame Alchemist. Les journaux adoraient rapporter les ignobles crimes de l’Ishbal au grand public pour prouver l’inefficacité de l’armée. Savoir le criminel encore en cavale lui laissait comme un poids dans l’estomac. « Et selon vos sources, a-t-il réussi ? »

Question presque rhétorique, mais l’entendre dire non était plutôt une bonne nouvelle car Roy soupçonnait Scar de s’y rendre une nouvelle fois s’il était en effet tombé sur une demeure vide de toute vie … Ou même pour vérifier la rumeur.

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MessageSujet: Re: Un toutou à tenir par la laisse ... [ Sora' ]   Sam 22 Juin - 16:21

L'homme prit une inspiration et croisa les bras.
" Je ne pense pas, je n'ai rien vu ou entendu mentionnant cette réussite. Ce qui ne m'étonne guère : un ancien alchimiste d'État peut facilement se fondre dans la masse pendant un temps. De plus, Scar doit probablement l'observer un minimum avant de passer à l'attaque, ou s'il ne l'a pas repéré il doit encore le chercher."
Un prédateur sait quand passer à l'attaque. L'Ishbal n'était pas sot. De ce qu'ils avaient pu constater, il  agissait quand il était sûr de son coup. La moindre erreur pouvait être fatale dans un combat à mort. L'observation était capitale lorsque l'on souhaitait nuire à quelqu'un.

" Très bien, merci de ton aide." conclut Soraya en remettant une mèche derrière une oreille.
Elle farfouilla dans une poche et en tira plusieurs cenz.
" Tu auras un paiement plus conséquent si tes infos sont valables." informa-t-elle après lui avoir remis les pièces.
" C'est déjà appréciable pour un début. Enfin, je sais que tu n'as qu'une parole, alors j'attendrais. Sur ce, bonjour chez vous chers anonymes." fit le type en leur tournant le dos, avec un signe de la main.
Il rentra par la porte secrète. Sora pour sa part, reprit sa marche en direction du quartier indiqué.

" Au fait, cela se prononce töfrramour. Le dernier a ne se prononce pas et il faut rouler le r, pas trop cependant. C'est drachmien." fit Soraya d'un air neutre.
Les langues étrangères elle, elle connaissait. Au cours de sa très longue existence, elle avait eu l'occasion d'en apprendre : crétanais, xinois, drachmien et un peu d'aerugolais. L'homonculus s'arrêta un instant devant une des affiches.
* Que peut bien faire une Drachmienne par ici ? Les étrangers sont rares à causes des tensions frontalières. La moindre incartade peut équivaloir à une tentative d'invasion, et une déclaration de guerre.* songea Soraya en regardant la femme représentée dessus d'un air soupçonneux.

C'était curieux cette histoire. Enfin, cela ne la concernait pas pour le moment. Mère et fils passèrent dans un autre quartier. Il leur faudrait bien une quinzaine de minutes avant d'atteindre leur destination. Pourvu qu'ils n'arrivent pas trop tard. Scar n'était pas du genre à lambiner. 
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MessageSujet: Re: Un toutou à tenir par la laisse ... [ Sora' ]   Dim 23 Juin - 12:56


L’anonyme croisa les bras, le regard décidément bien vif. Il assura que, non, Scar n’avait pas réussi son coup de théâtre. Ce qui n’était pas une mauvaise chose : Roy avait encore l’occasion d’épargner la vie d’un homme. Cela le requinqua légèrement, lui faisant quelque peu oublier sa cuisante défaite à la course-poursuite, un peu plus tôt, juste avant qu’il ne tombe au sens propre sur sa mère. Il précisa également que si l’Ishbal devait passer à l’action, il observait toujours un peu le terrain avant de frapper. Ce qui était plausible, en effet. Et cela justifiait certainement son léger « retard » sur le planning. Soraya remercia l’individu, avant de lui remettre quelques cenzs en lui promettant un meilleur paiement si les informations s’avéraient exactes. Le colonel tiqua, mais s’abstint de tout commentaire. L’homme les salua, puis retourna dans sa cachette avec un petit mouvement de la main.

Ce fut donc en ces termes que la route vers le quartier de Simfield commença :

« Au fait, cela se prononce töfrramour. Le dernier a ne se prononce pas et il faut rouler le r, pas trop cependant. C’est drachmien. » déclara la jeune femme avec un air totalement stoïque, ce qui étonna à-demi son fils.
« Je me disais, aussi … » marmonna-t-il en retour tout en marchant à ses côtés.

Sans qu’il ne s’en rende compte, sa mère ralentit l’allure, s’arrêtant brièvement devant une des affiches de la Töframaður, la Prestidigitatrice, pour reprendre la traduction Amestrienne. Soraya détaillait la jeune femme sur l’affiche, un air soupçonneux presque alarmant sur le visage. A vrai dire, le colonel ne voyait pas franchement le problème quant au fait qu’une Drachmienne vienne séjourner à Amestris pour y faire ses représentations. Certes, des tensions persistaient aux frontières entre les deux pays, mais les tensions gouvernementales ne sont pas toujours partagées entre les peuples. Et puis, ce n’était pas une Magicienne qui allait marquer le début de la conquête d’Amestris par le pays du nord. Donc pas de quoi s’affoler. De plus, le colonel n’était pas contre ce genre de choses : la demoiselle devait être une prestidigitatrice ambulante. Par définition, ambulant signifiant « se déplaçant », il n’était donc pas étonnant que la Drachmienne vienne distraire les pays voisins avec ses tours.

Puis ils repartirent. Toujours en silence. L’alchimiste savait qu’ils auraient environs une dizaine de minutes à marcher ainsi dans les rues pour se rendre à Simfield. Roy n’avait pas franchement pensé à prendre un véhicule de service, étant donné que la plupart de ses patrouilles se faisaient comme un genre de promenade de santé.
Enfin … Plus ou moins.
Depuis Edward et la fulgurante impression qu’il avait laissée derrière lui, la « promenade de santé » était surtout devenue un prétexte pour échapper au regard bien trop inquisiteur de sa lieutenante. Oui, parce que sortir de l’hôpital en avance alors qu’on n’est pas totalement rétabli, ça pouvait paraître une bonne idée. Mais pas pour le service. C’est sympathique d’avoir des côtes cassées, hein Fullmetal ? Depuis sa sortie de l’hosto, le brun se savait particulièrement limité. Il ne pouvait plus courir avec autant de vitesse qu’à la normale et la douleur pouvait parfois l’empêcher de reprendre sa respiration s’il forçait trop. Aah, le morveux l’avait bien amoché. Ah ça oui. L’envie de lui rendre la monnaie de sa pièce était bien présente, depuis ce fameux jour sur la voix ferrée. Mais une fois ses os ressoudés, tout cela n’aura été qu’un mauvais moment à passer.

Et ils continuaient de marcher, toujours sans piper mot. Roy redoutait plus que tout la question fatidique : « et toi, ça va ? ». Oh. Comme un charme, oui. Avoir involontairement avoué être l’assassin des parents de l’amie d’enfance du Fullmetal, puis après s’être fait littéralement détruire par l’aîné Elric … Oui. Ca allait on ne peut mieux, pour le Flame Alchemist. Tout ce dont ce-dernier avait normalement besoin, c’était encore une semaine ou deux de repos, mais son entêtement l’avait tout simplement empêché de rester croupir dans sa chambre d’hôpital. Et ce quoi qu’en avait dit Riza.

Donc ils avançaient, comme ça, à-travers les plus ou moins désertes rues d’East City. Lui avait les mains profondément enfoncées dans les poches de son manteau noir, ses doigts effleurant doucement le tissu de ses gants blancs, ses yeux allant et venant d’un bout à l’autre des avenues, histoire de vraiment s’assurer que tout allait bien. Il sentait contre sa poitrine son arme de service. En cas de mesures désespérées, il n’hésiterait pas une seule seconde à s’en servir si ça pouvait lui permettre de faire cesser les agissements de l’Ishbal. Celui-ci gênait l’armée. Et vice-versa.

Le brun poussa un léger soupire devant le grand silence qui planait sur leur duo. Puis il ouvrit enfin la bouche, tandis qu’ils tournaient à un embranchement de trois ruelles, pour simplement demander ce que lui ne voulait pas entendre :

« Et sinon, qu’est-ce que tu deviens ? »

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MessageSujet: Re: Un toutou à tenir par la laisse ... [ Sora' ]   Dim 23 Juin - 15:47

" Oh rien de spécial. Toi en revanche ... tu me parais bien tendu. Ta démarche est curieuse, aurais-tu été blessé dernièrement ? "
Soraya lui jeta un regard en coin. Elle le connaissait par coeur, et surtout elle était observatrice. L'homonculus avait pu étudier un peu la médecine. Evidemment, elle ne pouvait pas savoir ce qui lui était arrivé. Par contre pour ce qui était des deux personnes tuées à Ishbal ... ça oui elle savait. Roy lui avait dit, forcément. Sora s'en souvenait comme si était hier.

Ce visage tordu par la douleur, le remords, l'incompréhension. Jamais elle n'avait vu son fils tant pleurer.  Quand on était militaire, on était tellement conditionné à obéir, plus que n'importe où ailleurs que les gestes en devenaient des automatismes. Lorsqu'on lui avait donné l'ordre d'abattre les médecins Rockbell, Roy n'avait rien pu faire d'autre qu'obtempérer. Au risque de se prendre lui-même une balle. 
En tant de guerre, il n'y avait pas de morale qui tienne. C'était tué ou être tué. Point final. Nombre de soldats disaient qu'ils auraient dû refuser de combattre. Ben tiens. Comme si c'était aussi simple. Faisable certes, mais compliqué. Durant leur entraînement, leurs supérieurs leur faisaient bien comprendre ce qui se passait en cas de refus.


Alors, l'obéissance s'ancrait en eux, à tel point que cela devenait un automatisme. Les soldats étaient entraînés pour réagir au plus vite. Quand on leur disait de sortir leur arme, ils le faisaient sans même y penser. Un mal pour un bien. Lorsque Roy lui avait fait part de sa décision de s'engager, Soraya l'avait pourtant bien prévenu de ce qu'il risquait de trouver. Cela n'avait rien changé. Les jeunes croient toujours tout savoir mieux les autres. L'homonculus ne lui avait pas reproché à son retour de guerre.
Elle ne lui avait pas dit : je t'avais prévenu. Il l'avait très bien saisi tout seul, et avait reconnu qu'elle avait eu raison. L'homonculus avait été bien trop heureuse de le retrouver vivant et intact pour lui reprocher quoi que ce soit.


Quoiqu'il en soit, si son enfant était réellement blessé cela allait compliquer pas mal les choses avec Scar. 
" Quelque chose me dit que tu as encore été laxiste avec ta santé. Ne me dit pas que je vais devoir te flanquer une fessée ?" reprit la brunette.
Léger trait d'humour lancé pince-sans-rire. Déjà enfant il détestait les docteurs. Ah c'était épique de le faire sortir de la maison : il s'accrochait à tous les meubles, poignées, portes et angles de mur. Le pauvre docteur s'était même fait mordre une fois. Souvenirs souvenirs. 


Ils n'étaient plus très loin à présent. Plus que quelques mètres et ils étaient arrivés. D'ailleurs, Sora repéra une haute silhouette carrée. Un éclat jaune apparut.
" Roy ... est-ce lui là-bas ?" demanda-t-elle en s'arrêtant.
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MessageSujet: Re: Un toutou à tenir par la laisse ... [ Sora' ]   Mar 9 Juil - 10:08

Lui ? Laxiste avec sa santé ?
Mais bien évidemment qu’il l’avait été. Têtu et borné comme il était, rester dans un lit d’hôpital devenait très vite insupportable. S’il y avait bien quelque chose que le colonel détestait par-dessus tout, c’était bien d’être cloitré dans un endroit puant le désinfectant et les prémices de souffrances. D’ailleurs, il haïssait les médecins et les fuyait comme la peste. Il était ainsi fait, on ne pouvait pas le changer. Mais viendra certainement le jour où il devra y rester pour longtemps. Voire même très longtemps, pour ne pas dire éternellement. Le Flame Alchemist était fantasque et capricieux. Il n’était jamais à l’abri des mauvaises rencontres, donc des mauvaises aventures.

Mais toujours était-il que Soraya n’était pas aveugle. Et il savait pertinemment que même s’il disait que tout allait bien, elle n’allait pas le croire aussi facilement … En fait, mauvaise idée : elle ne le croirait même pas une seule seconde.

Il haussa légèrement les épaules en disant :

« En effet, mais ça n’a rien à voir avec Scar, cette fois-ci. Et j’avais de bonnes raisons de le faire. »

Notamment Scar. Egalement car ses soupçons sur le gouvernement planait. Et aussi parce qu’il avait la mort d’un de ses meilleurs amis qui lui pesait sur la conscience. Pourquoi avait-on tué Maes ? Tout un tas de choses qui faisaient qu’il n’avait pas le droit au repos de convalescence. C’était lui ou eux. Point. Il ne faisait pas assez confiance à l’armée, désormais, pour se permettre de rester inactif pendant un temps.

Le colonel et sa mère continuèrent de marcher pendant quelque temps, cette fois en silence. Ils n’étaient plus très loin. Et ils ne se pressaient pas. Scar, selon l’anonyme, devrait se trouver dans les parages. Les mains dans les poches, ses doigts crispés sur ses gants, Roy espérait ne pas trop à avoir s’en servir, bien qu’il savait que cela était parfaitement impossible. L’Ishbal en voulait aux Alchimistes d’Etat comme un berger en voudrait à un loup qui aurait massacré ses chèvres. Et c’était en quelque sorte le cas, oui. Le Flame Alchemist savait très bien qu’au bout du compte, soit on retrouverait un corps carbonisé, soit un cadavre ravagé de l’intérieur. Et aucun des deux n’avait l’intention de mourir aussi facilement. La lutte était et demeurerait longue.

« Roy … » Celui-ci haussa un sourcil en entendant Soraya, émergeant de ses pensées. « Est-ce lui là-bas ? »

Ses yeux se posèrent sur la haute silhouette à quelques mètres devant eux. Et qui, bien heureusement, leur tournait le dos. D’un même élan, Roy et Soraya s’étaient arrêtés. Le brun sortit discrètement ses gants et les mit en vitesse. Vite, mais bien. Oui. C’était lui. Et cette fois, pas de pluie ; rien qui puisse l’empêcher d’attaquer.

Sauf qu’avant de foncer dans le tas, peut-être fallait-il examiner de plus près la situation dans laquelle ils se trouvaient. Faisons tout d’abord un appel des troupes : une jeune femme et un colonel convalescent énormément ralentit à cause d’une personne qu’il ne citerait pas. Le tout contre un Ishbal meurtrier destructeur de matière en pleine possession de ses moyens et donc très rapide et efficace. Voilà qui n’allait pas être une partie de plaisir. Oh que non.

Roy cherchait un moyen de l’aborder. Sauf qu’aucune des façons qu’il trouvait ne lui pas permettrait d’éviter une tentative d’assassinat de la part de l’Ishbal.

« Je doute qu’il tente de fuir sauf s’il se montre débordé. » murmura le Colonel à sa mère, les yeux toujours fixés sur le criminel. « Mais il faudrait tout de même pouvoir lui couper la route, au cas où … »

Et puis sans attendre une réponse, le Colonel claqua des doigts. Les flammes bondirent en direction du meurtrier et lui passèrent devant sans pour autant le toucher. Roy avait pour objectif de le ramener vivant. Il avait quelques questions à lui poser.

« Depuis quand tourne-t-on le dos aux officiers d’état ? » fanfaronna l’alchimiste avec un petit sourire tandis que l’Ishbal se tournait vers lui.

Et la chasse fut rouverte.
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MessageSujet: Re: Un toutou à tenir par la laisse ... [ Sora' ]   Dim 14 Juil - 9:27

" Très bien." fit Soraya en réponse à la tactique de son fils.
Naturellement, Roy n'attendit pas plus longtemps, n'élabora pas une stratégie plus développée. Mais sa mère avait l'habitude. Elle saurait s'adapter. Un premier jet de flammes coupa la route à l'Ishbal, qui se tourna lentement. Pas de doute, c'était bien Scar. Il toisa le colonel pendant que ce dernier lui lançait une pique.

Soraya le vit ôter ses lunettes, et les yeux rubis se fixer sur elle un instant. S'il était étonné de trouver une jeune fille aux côtés de Mustang, il n'en montra rien. Sora pour sa part, ne le quittait pas des yeux. Elle savait qu'il lui faudrait passer à l'attaque la première, pour ménager son fils autant que possible. Et il n'y avait rien de pire qu'une mère qui défendait son petit. Pendant un moment, ce fut le silence. Celui qui jauge l'adversaire, celui qui précède la tempête.
Celui qui paraissait durer une éternité. Rien ne bouge, tout parait se figer. Puis vint le moment de l'attaque. Scar leva la main destructrice.

Soraya réagit aussitôt. Elle saisit Roy par la taille, et le pousse avec une force qu'elle ne parait pas posséder. L'homonculus le dévie ainsi de la série de fissures qui brise le sol, menaçant de s'ouvrir sur de profondes et meurtrières crevasses. Soraya savait que dans le processus, Roy avait ressenti la douleur de ses blessures. Mais tant pis, au moins il était intact.
Scar de son côté, chargeait. La brunette répliqua en venant immédiatement à sa rencontre. Ce fut alors un ballet de coups de poings, de pieds, atteignant parfois ou manquant leur cible, de parades. Ils tournaient sans cesse, ce qui donnait très certainement du fil à retordre au colonel s'il souhaitait répliquer.

Tant mieux pour l'homonculus. Scar tâcha de l'écarter de lui, en vain. L'homonculus revenait illico à la charge, l'occupant assez pour qu'il ne s'approche pas de Roy. L'affaire commençait à énerver Scar. Il n'en avait rien à faire de cette fille. Il voulait le Flame alchemist, rien d'autre. Sora lui porta un coup au flanc qui fut la goutte d'eau en trop.
Scar usa de son alchimie. Le bras gauche de l'homonculus fut sectionné net. il voleta un instant dans les airs. Sora poussa un cri aigu, puis retomba assise.

L'Ishbal enfin débarrassé d'elle, se tourna vers Mustang. Soudain, une lumière rouge éclaira l'endroit. Scar fit volte-face. Le bras tranché de l'homonculus partit en poussière. Des éclairs rouges crépitèrent un moment sur l'épaule de la brune. Son bras repoussa intégralement. Elle se releva, avec un air absolument glacial.
" Tu ... ne le touchera pas." dit-elle d'une voix mortuaire.
Un affreux grincement résonna alors. Les gouttières, les deux plaques d'égoût autour, les poubelles tremblèrent. Roy avait vu, il ne servait plus à rien de se cacher. Seul comptait le danger qui menaçait son enfant. Dans un autre grincement, les gouttières qui se détachaient en l'occurrence, tout se joignit autour d'elle pour former un long serpent qui s'enroula autour de l'homonculus.

Le métal siffla, percutant un Scar hébété au ventre. Il décolla du sol sous l'impact, pour aller s'encastrer dans un mur de la ruelle. Soraya avança vers lui, semblable à un ange de la mort venu administrer son châtiment.

Il n'y a rien de pire qu'une mère qui défends son petit.
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MessageSujet: Re: Un toutou à tenir par la laisse ... [ Sora' ]   Sam 27 Juil - 12:05


Suite à quoi, Scar enleva ses lunettes. Roy en fut un instant blasé. Il ne répliquait pas ? Il se contentait juste d’enlever ses lunettes ? Cependant, le colonel put presque deviner quelle surprise l’Ishbal eu en apercevant Soraya à ses côtés. Tant et si bien que ses lèvres s’étirèrent en un mince sourire de contentement. Figé telle une statue de marbre, la main en  avant, le pouce et le majeur collé l’un à l’autre. Les deux éternels ennemis se fixaient comme des chiens de faïence. Aussi immobiles l’un que l’autre. Puis le temps sembla cesser de s’écouler. Roy mesurait, prévoyait. Et anticipait. Scar n’avait qu’une seule façon d’attaquer : détruire. Détruire, détruire, détruire, détruire. Et continuer à détruire. Détruire parce qu’il ne savait faire que ça. Parce qu’il ne voulait faire que ça. Juste … Détruire.
Et en effet, il leva le bras.

Détruire, détruire, détruire, dé-trui-re.

Le sol se craquela aussitôt au contact de la main de l’Ishbal. Il se fissura, s’ouvrit en crevasses. Roy s’apprêtait à bondir sur le côté quand on le tira par la taille pour presque le jeter sur le goudron. Qu’est-ce qu- … ? Une vague de douleur perça sa cage thoracique. Il manqua de pousser un gémissement, se mordant la langue pour ne laisser s’échapper aucun son de sa bouche. Elle resta donc résolument fermée, mais son regard en disait bien plus que ce qu’il ne le pensait. Ca lui faisait un mal de chien, vraiment. Il devina que c’était sa mère adoptive et ne se garda pas de lui décocher un regard noir.

Détruire, détruire, détruire.

L’Ishbal, de toute façon mu par cette seule intention, avait littéralement jaillit dans leur direction. Sous le regard atterré de son fils, Soraya s’élança droit vers lui, sa fine silhouette contrastant violemment avec la carrure de son assaillant. Le militaire voulu lui hurler quelque chose, mais … Il oublia bien vite quoi.

Les coups volaient en tout sens. A vrai dire, l’alchimiste n’y voyait pas grand-chose, ce qui ne lui permettrait nullement de répliquer sans risquer de blesser la jeune femme. Demeurant interdit pendant quelques instants, ce fut la souffrance qui le fit revenir à lui. Il en eut la respiration coupée et il se força à se remettre sur ses pieds, le souffle court.
Un unique coup de la part de Soraya sembla agacer le criminel d’une manière beaucoup moins que raisonnable. Le colonel vit partir le coup en direction de la jeune femme, qui n’eu apparemment pas le temps d’esquiver. Son bras gauche fut coupé. Roy avala de travers en voyant cela, tandis qu’un cri sortait de la gorge de sa mère adoptive.

Détruire, détruire, dét- … Brûler.

Bouffée de rage. Il la sentit monter d’un coup en lui, vague puissante balayant tout sur son passage. Les dents serrées, l’alchimiste se redressa de toute sa hauteur. Sa main quitta le long de son corps pour aller s’élever au niveau de son visage.
Ses doigts claquèrent en même tant que la souffrance revenait.

Juste brûler.

Les flammes repartirent en direction de Scar dans un rugissement effroyable. Certaines, au ras du sol, allèrent se perdre dans les crevasses, mourants en quelques crépitements couverts par les hurlements de leurs semblables. Les autres, quant à elles, se déployaient en bondissant littéralement vers leur proie du jour, ailes de lumières aveuglantes dans la clarté du jour. Mais aussi semblables à des mâchoires puissantes et dangereuses, elles claquaient dans le vide en déferlant comme une vague, disparaissant au sein du brasier avant de revenir, puis de recommencer leur manège, inlassablement, comme animées d’une volonté qui leur était propre.
La température avait indéniablement montée et sa rencontre avec l’air ambiant qui paraissait alors plutôt frais créant comme une bourrasque de vent qui soulevait le manteau du colonel, le faisant claquer sinistrement. Le temps semblait s’être figé. S’être arrêté en cet instant fatidique, sous les yeux noirs et pleins de rancunes de Scar et du Flame Alchemist.

Pendant un temps, les souvenirs revinrent à la charge. Les mêmes émotions. Cette même envie de vomir car Roy allait certainement enlever une vie, aussi néfaste soit-elle. Le goudron sembla pendant quelques secondes se recouvrir de sable, les murs grisonnants des immeubles prirent des airs de granit beige.
Rêves brisés et vies détruites, anéanties pour rejoindre le néant en une mer de hurlements et d’odeurs de cadavres calcinés.
Et tous les corps qu’il avait carbonisés et disloqués lui revinrent en mémoire. Scar, à ce moment-là, n’était rien d’autre qu’une victime de plus à ajouter à son immonde tableau de chasse. Immonde tableau de chasse. Immonde guerre. Aucun conflit n’est juste. Roy était bien placé pour le savoir.

Tu n’es rien d’autre qu’un exécrable tueur.
Tu me répugnes.


Ultime remord. Ultime hésitation. Mais le feu mordit la chair avec voracité, tel un loup affamé. Le Flame Alchemist stoppa l’attaque sans même s’en rendre compte. Le bras gauche de l’Ihsbal, par contre, était méchamment blessé.
Roy vit une lumière rouge. Ou plutôt un éclair. Se tournant vers Soraya dont il semblait avoir momentanément oublié la présence, ce qu’il vit le cloua sur place. Vraiment. Son bras repoussait tandis que les fulgurations entouraient son épaule à l’image de serpents écarlates et brillants. Le colonel resta un instant de marbre avant de se rendre compte de toute l’improbabilité de la situation. Sa mère adoptive avait un bras qui repoussait. Par quel miracle cela était-il possible ?

Mais ce qui le glaça encore plus fut son visage. Froid. Oubliée toute la chaleur de ce sourire si rassurant qu’il avait de si nombreuses fois peint sur ses traits.

« Tu … ne le toucheras pas. » fut tout ce qu’elle dit en direction de Scar tandis que gouttières, poubelles et plaques d’égout autour d’elle tremblaient.

Le Flame Alchemist fut à la fois consterné et rageur quand tout ce métal vint se joindre en un seul et unique point dans le but de former un reptile métallique qui s’enroula autour de sa mère adoptive. Quelque chose siffla. Et percuta Scar au niveau du ventre, qui alla presque aussitôt se perdre dans un des murs de la ruelle. La jeune femme s’avançait vers lui.

Apparemment bien décidée à en finir avec lui.
Le sang du colonel ne fit qu’un tour dans ses veines et sa réaction ne se fit pas attendre. Il claqua à-nouveau des doigts et les flammes se dressèrent entre Soraya et l’Ishbal. Ironiquement, il venait certainement de sauver celui qui tentait de l’éliminer depuis quelques mois déjà. Sauf qu’aucun sourire cynique n’était visible sur le visage fermé de Roy. Juste de la neutralité. Et un fond d’incompréhension, aussi. Et de souffrance, à la fois morale et physique.

La seule question qu’il n’aurait jamais cru poser à celle qu’il croyait connaître depuis toujours franchie ses lèvres :

« Qui es-tu ? »
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MessageSujet: Re: Un toutou à tenir par la laisse ... [ Sora' ]   Sam 27 Juil - 14:30

Le temps que le bras de l'homonculus repousse,Roy entra en action. La colère, la rage ou la haine au choix, étaient les seuls sentiments admis en ce lieu. Les flammes envahirent l'endroit, voraces, affamées. Scar esquiva avec sa rapidité coutumière. Jusqu'à ce que la mère de Roy n'entre à nouveau en action. Après son valdingue, l'Ishbal commençait à comprendre qu'il avait largement sous-estimé ses adversaires. L'un comme l'autre disposait d'un fort potentiel à même de le vaincre.

Sora avançait vers l'homme aux yeux rubis avec une seule idée en tête : éradiquer la menace. Son gros défaut le voilà : ne plus se contrôler quand son enfant était en danger. Là, le côté noir reprenait le dessus, jusqu'à ce que la menace soit anéantie. Scar était blessé au bras, il se releva avec peine. Il arrondit les yeux lorsqu'il découvrit que son adversaire supplémentaire avait toujours ses deux bras.
Le métal autour d'elle prit la forme d'un filet. La brune s'apprêta à le lancer, quand un mur de feu l'en empêcha. Quand elle se rendit compte de qui il s'agissait, la noirceur refoula doucement. Roy émit une question, à laquelle elle s'attendait depuis longtemps. Enfin, elle aurait cru qu'il demanderait plutôt ce qu'elle était.

Sora ferma les yeux, à nouveau maîtresse d'elle-même. Le moment fatidique était venu. Scar décida qu'il était temps de filer. Il aurait le Flame alchemist une autre fois, quand il serait seul.
" Tu n'en as pas une petite idée ?" demanda Soraya.
Son visage exprimait une certaine tristesse, celle de ne rien lui avoir dit, teintée avec de la peur. Oui elle craignait sa réaction. La brune prit une inspiration puis lui tourna le dos, quitte à ce qu'il carbonise par la suite, quand il saurait. Là elle souleva son t-shirt d'une main, dévoilant la preuve ultime de ce qu'elle était. Sur le tracé de la colonne vertébrale, juste avant le pantalon.

Un serpent se mordant la queue, avec en son centre une étoile, le tout surmonté d'une petite couronne ailée. Le tatouage de l'ourobouros, la marque des Homonculus. Soraya le dissimula à nouveau avant de faire face à son fils. En tant qu'alchimiste, il comprendrait tout à fait ce que c'était.
" Tu n'as jamais remarqué que j'ai toujours l'air d'avoir seize ans ?" questionna-t-elle lentement.
Et maintenant ? Qu'allait-il penser ? Comment la verrait-il ? Que dirait-il de ce non-dit qui durait depuis 29 ans ? Roy déciderait-il de couper les ponts avec celle qui fut sa mère en dépit de sa nature, ou bien de carrément s'en prendre à elle ?

Pourvu que non. Ce serait vraiment la pire des solutions. Devoir se battre contre son fils ... elle ne voulait même pas y penser. Avant de tout lui expliquer, Soraya voulait savoir si déjà il accepterait de connaître son histoire, ou s'il ne voudrait rien entendre.
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MessageSujet: Re: Un toutou à tenir par la laisse ... [ Sora' ]   Mar 24 Sep - 17:19

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MessageSujet: Re: Un toutou à tenir par la laisse ... [ Sora' ]   

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Un toutou à tenir par la laisse ... [ Sora' ]

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