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 Abandonne ton passé, ne pense pas au futur, profite de l'instant présent.

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MessageSujet: Abandonne ton passé, ne pense pas au futur, profite de l'instant présent.   Sam 17 Sep - 11:06


Naïwé
Dans le silence et la solitude, j'ai rencontré quelqu'un : moi-même.


    Il faisait encore nuit. Certes, plus pour très longtemps, mais à l'ouest le ciel restait sombre, contrairement à l'est où les étoiles disparaissaient peu à peu. Le soleil n'était pas encore visible cependant, certains de ses rayons commençaient à pointer à l'horizon, déversant leurs pâles lueurs sur les façades colorées des maisons. La ville était encore presque totalement endormie. Les rues étaient désertes, sombres, froides. A cet instant, cela ressemblait plus à une ville fantôme qu’à autre chose. Le vent soufflait, par moments. Aucun nuage ne masquait les cieux. La journée promettait d’être chaude. C’était habituel, à présent. Enfin, pas pour les touristes Même l’hiver, il faisait doux. Alors, en été n’en parlons pas. C’était d’ailleurs pour ça que le paysage au alentour n’était pas ce qu’il avait de plus vert, comme à l’Est du pays où il n’y avait que champs et collines. Ici, il y avait de grandes falaises de pierres et de sables. Surtout du côté de Rush Valley. A Dublith, elles se faisaient plus rares, mais la chaleur ne restait pas moindre.

    C’était par la fraîcheur du vent et pour le peu de soleil que Naïwé avait décidé de ce lever si tôt. Elle avait pour but de se rendre à South City, mais trouvant le voyage en train long et terriblement ennuyeux, elle avait choisit de s’arrêter quelques jours à Dublith pour se reposer. Ses recherches sur l’alchimie avançaient doucement mais sûrement. Quant à ses parents… Elle trouverait plus d’information à Central, qui était sa destination finale. Oui, car ayant vécu treize ans dans la campagne profonde éloignée de tous, la grande ville, si c’était pour ce perdre au bout d’une journée, à vrai dire, non-merci. Déjà qu’East City lui paraissait immense. La jeune fille était arrivée dans le sud la veille au soir et comptait profiter de l’absence de monde pour prendre ses repères dans la ville. Elle se sentait plus à l’aise ici, respirer l’air pur, loin de toute pollution quelconque.
    La porte se referma dans un léger tintement. Le vent souffla, quelques instants, ébouriffants ses cheveux coiffés rapidement. Elle les plaqua sur front puis tout redevint calme. Le silence inquiétant de la ville qui sommeillait fit frissonner l’alchimiste. Le lever du soleil… Que de bons souvenirs. Naï sourit et remonta la petite rue en fixant ses pieds. Elle marchait rapidement, sans se préoccuper des alentours, bien que se repérer soit son activité principale de la journée. Elle était tellement perdue dans ses pensées que faillit rentrer dans un vieux monsieur sans doute misanthrope. Ce dernier commença à lui hurler dessus comme quoi il fallait faire attention où on mettait les pieds. Naïwé se retint de lui jeter à la figure qu’il n’avait qu’à faire lui-même faire attention et que ce n’était pas à elle qui fallait se plaindre si elle était une rêveuse-née, mais la fillette ravala ces paroles acerbes et se contenta –à son grand regret- se s’excuser platement et de passer son chemin, les mains dans les poches et en traînant des pieds. Elle déambulait, lentement désormais, ne sachant plus quoi penser et se rapprochant du centre-ville. Elle passa devant une boulangerie venant d’ouvrir, une chapelle où quelques ouvriers réparaient la toiture. La fillette se mit à siffloter, jusqu’à tomber sur une grande place où les premiers marchands venaient installer leurs étalages. Naïwé s’assit sur un banc, devant une fontaine. Le soleil qui entamait son ascension dans le ciel bleu azur se reflétait dans l’eau, lui donnant une teinte dorée. Elle clignait de yeux, son regard émeraude allant de la ville s’éveillant à la source limpide. Elle remarquait à peine que ses yeux se fermaient lentement, sans son consentement. Sa vue brouilla, ne laissa place qu’au ténèbres.

    Le cri rauque d’un corbeau picorant des cerises la fit sursauter. La jeune alchimiste se redressa, inspecta les alentours. Elle vit l’oiseau qui la lorgnait depuis son arbre et poussa un soupire. Elle étouffa un bâillement, s’étira longuement et observa que le soleil était désormais totalement levé. Quelle idée de s’endormir ici ? Il était vrai que voyager était éprouvant, mais de là à piquer un somme dans la rue… Naï croisa les jambes d’un air nonchalant et mit ses deux mains derrière sa nuque. Elle leva ses yeux verts vers le ciel et suivit du regard un unique nuage blanc qui traversait cet océan céleste. A vrai dire, bien qu’elle acceptait difficilement de l’admettre, voyager était plus dur qu’elle ne le pensait. Rêver de gloire, de faire le tour du monde pour abandonner à cause de la difficulté ? Classique. La jeune fille n’était pas comme ça. Sa famille, lui manquait, c’était évident, mais quand elle avait une idée en tête, elle ne la lâchait pas. Elle ferait tout pour réussir. Enfin, presque tout. Elle trouvait inhumain le fait d’ôter la vie pour arriver à ses fins. Elle poussa un soupire. Le regard perdu dans le bleu, elle préféra abandonner ses idées noires qu’était la mort pour s’adonner à la contemplation de la vie.



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    Les miracles, c'est pas gratuit. Si tu souhaites l'espoir, une quantité égale de désespoir se répand sur le monde. Tout s'annule, c'est comme ça que le monde reste en équilibre.

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Dernière édition par Naïwé le Ven 29 Juin - 15:21, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Abandonne ton passé, ne pense pas au futur, profite de l'instant présent.   Dim 27 Nov - 9:48


Devil May Cry 3 ~ Staff Roll


C’est un sublime jour, n’est-ce pas ?
La ferme ; Thanatos.


Voilà. Je me rappelle de ça, quand on me parle d’un certain Thanatos. Pas de visage. Juste cette voix à laquelle je réponds fraîchement. Et il y a aussi Dante. Dante … Cette personne, je ne vois pas non-plus son visage. Mais je sais que je l’aimais bien. Et que je continue de bien l’aimer malgré le fait que je ne sais absolument pas qui c’est … C’est étrange, quand on a perdu la mémoire ; des brides vous reviennent aux moments les plus chiants et les plus improbables. En tout cas, pour moi. Avec l’armée d’Amestris que aime me pourchasser, c’est seulement quand elle me tombe dessus que je retrouve des fragments de ma mémoire. Et encore … Parfois, c’est carrément du flashback que je bouffe. Pas seulement des voix ; mais des images brouillées. Et toujours quand il ne faut pas. C’est très étrange, d’être un amnésique partiellement atteint de folie, vous savez. On fait ce que l’on veut pendant que votre passé vous court après. C’est très poétique ; je trouve. Mais je suis certainement le seul à penser ça. Aujourd’hui, souriez ; je suis sous un beau jour et je ne suis pas plus dangereux que vous et vous. On me gonfle ; je vous envoie balader. C’est aussi simple que ça. Et aujourd’hui, je suis à Dublith. C’est sous un soleil de plombs que j’avance, à moitié somnolant. Pas un nuage dans le ciel. Son bleu habituel et cette chaleur typique au Sud Amestrien. Ca faisait longtemps que je n’y étais pas allé faire un séjour. Et apparemment, ça m’avait manqué. Cette brume de chaleur est plus chiante que jamais, je vous l’accorde, mais étrangement, ça me fait du bien. Je marche dans les rues, tel un funambule sur un fil. Pour une fois que je suis ‘calme’ et détendu et que cette foutue armée n’est pas venue jusque là pour me chasser, tout va bien. Je suis tranquille. Pas d’humeur massacrante. Pendant un instant, je semble être redevenu une personne normale, quoiqu’un peu louche habillée d’un long manteau noir, d’une chemise blanche et d’un pantalon couleur marron. Et sans compter ces lunettes qui me couvre le regard. Mon arme pend à ma hanche. Sans elle ; je ne saurai absolument pas ce que je ferait. Un pétage de plombs ? Probable. Mais là, je sens son poids rassurant contre mon côté gauche, je l’entend tinter doucement contre ma ceinture. Ca me rassure.

Je secoue la tête pour me remettre d’aplombs. Je me suis courbé de façon inconsciente. Je ne sais pas pourquoi ; mais je suis étrangement fatigué. Et pourtant ; j’ai bien dormi, cette nuit. En passant devant un petit parc bien fleuri, un corbeau croasse à mon passage. Je me stoppe si soudainement que je semble en étonner plus d’un. Etant moi-même une chimère, je comprend son croassement. Enfin … Plus ou moins. De toute façon ; dès qu’un piaf piaille quelque chose, ça résonne en moi d’une façon anormale. Notamment chez les corbeaux. Je penche la tête légèrement sur le côté à la manière d’un chat, analysant attentivement le cri. Hm … Je n’y porte pas plus d’attention que ça, et je continue mon chemin sans trop me soucier de ce qu’il se passe autour de moi.

Je vois une gamine sur un banc, à quelques mètres de moi, endormie. C’est une grande place sur laquelle je suis arrivé, les marchands commence à étaler leur étalages en sifflotant pour certains … Dublith est une petite ville tranquille, je dirais. Tranquille parce que j’y ais toujours pas mit mon nez dedans. Et je ne pense pas que je vais le faire. On m’a un jour dit que cette ville était parfois le concert d’événements étrange et la présence policière n’était pas si forte. Hypothèse une : j’peux éventuellement en faire mon repère et m’y réfugier incognito quand j’ai un soucis. Hypothèse deux : je la laisse tranquille, cette ville, et je trace ma route. Mais je dois dire que la numéro une me tente un peu plus … Je baille. Je suis fatigué, et réfléchir ne m’arrange pas. Pourquoi ne pas aller m’asseoir, moi aussi ? Surtout que la fillette est en train de dormir, donc, je n’y vois pas d’inconvénients. De toute façon, je serais sûrement partit avant son réveil. Je m’avance vers ledit banc d’un air tout-à-fait placide, j’enlève mes lunettes et mon manteau tout aussi tranquillement et je les pose délicatement en veillant à ne pas la réveiller. Je suis doux comme un agneau, aujourd’hui. Souriez, tout est permis. Je m’assois à sa gauche, étouffe un bâillement en mettant ma main devant ma bouche. Je reste là à contempler les marchands s’adonner à leur tâche, caressant distraitement la cross de mon flingue. Le même corbeau que tout à l’heure croasse, picorant ses cerises. Je fronce les sourcils :

« Ferme-là, tu veux ? Tu me mets en garde, c‘est un fait, mais ne dérange pas tout le monde. Si t‘as un truc à me dire, dis-le plutôt quand je suis seul.  » dis-je assez fortement tout de même pour être certain que le piaf m‘entende.

Le corbeau me zieute bizarrement, mais se tait, l’air d’avoir compris qu’il me gonflait, puis en retourne à ses cerises. J’ai pas l’air con à lui parler, tiens … Je soupire, lui lance un dernier regard, puis regarde le centre de la place. Quelque chose bouge, près de moi, s’étire, baille, regarde le ciel avec des prunelles d’un vert que je dis comme « unique ». La gamine est réveillée. C’est moi qui l’ais gêné ? Possible. Voire tout-à-fait probable, même. Je la surveille du coin de l’œil, souris imperceptiblement, mais juste assez longtemps pour me surprendre à le faire. Pour une fois que je ne suis pas animé d’intentions malveillantes envers les autres. C’est très rare. Et elle a sacrément de chance, c’te fille …

« Tu m’excuseras si je t’ais gêné, petite. » grogne-je en tournant légèrement la tête vers la gauche. « Ce n‘était pas vraiment dans mon intention première. »

En espérant juste qu’elle n’ait pas lu les journaux et vu ma tronche sur les portraits distribués aux passants. En espérant surtout qu’elle ne pose pas de questions par rapport au corbeau auquel j’avais intimé de se taire et qui m’avait compris.

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MessageSujet: Re: Abandonne ton passé, ne pense pas au futur, profite de l'instant présent.   Ven 20 Juil - 12:18

    | Upinouchet ? :3 |
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MessageSujet: Re: Abandonne ton passé, ne pense pas au futur, profite de l'instant présent.   Jeu 29 Nov - 16:17

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MessageSujet: Re: Abandonne ton passé, ne pense pas au futur, profite de l'instant présent.   

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