Une légende, un seul but. Un but très précis : atteindre la Pierre Philosophale.
 

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 « wouldn't you like to see something strange? » ||Alucard||

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MessageSujet: « wouldn't you like to see something strange? » ||Alucard||   Jeu 25 Juil - 19:28

« I am the "who" when you call, "Who's there?" »


Lorsque la nuit vire de l'or pourpre au gris. La pièce est sombre. Rideaux fermés. Des vêtements sont posés sur le dos d'une chaise à l'allure ancienne, aux bordures dorées et au velours d'un rouge sang. Une arme non loin de là sommeille en son coin, attendant probablement avec impatience que l'on s'en occupe. Elle peut être le meilleur ami de l'Homme ou bien encore vous faire mordre la poussière. Tant de possibilités. Un halo de lumière jaillit soudain d'un côté du lit. Une bougie. C'est bien d'une bougie dont il est question. Une silhouette semble se redresser quelques secondes plus tard, laissant la faible intensité éclairer une longue chevelure blonde. Regard vers le ciel. Oui, l'heure est en approche. D'un air entendu, l'ombre se lève pour de bon et quitte la chambre pour gagner d'autres endroits, d'autres pièces de ce logement qui est sien. Salle de bain. Salon. Chambre. Je suis pensive. Le Colonel. Encore et toujours le Colonel. Horrible impression d'oubli. Sonnerie de téléphone. « Hum? » sans chercher à me poser plus de questions, je prends la direction de l'appareil et décroche. « Allô? Hum. Hum. J'y cours tout de suite mon colonel. » Un petit sourire mélancolique se dessine sur mon visage et j'avance dans la chambre, saisissant au passage les quelques affaires qui me permettront de finir ma toilette. PLIC. Une faible mélodie un poil nostalgique résonne dans ma tête, me faisant automatiquement tourner la tête vers la fenêtre. Hum? Me couvrant rapidement d'une robe de chambre, je ne quitte pas les vitres des yeux et m'aventure lentement jusqu'à elles avec un certain degré de prudence, comme si une chose aurait pu me sauter au visage d'une seconde à une autre. Personne. Il n'y a personne dans le coin. Et cette mélodie qui m'évoque tant de choses mais sur laquelle je ne parviens pas à remettre un titre. Pourtant, je sais très bien qu'elle ne m'est pas inconnue, que je la connais depuis étrangement bien longtemps. PLAC. Cette fois-ci, je me retourne brusquement, sûre que le bruit vient de derrière. Qu'est-ce qui se passe ici? Une main se tend sur le côté de la chaise, alors qu'entière je garde on attention braquée vers la porte, vers le côté plus qu'obscure de la pièce. Ne pas savoir à qui on a affaire est toujours délicat. Mes yeux se plissent légèrement, tandis que les sourcils ne tardent pas à se froncer. Je perçois du mouvement. Tout intrus pénétrant dans cette chambre est d'avance mort, compte tenu du fait que j'ai en horreur que l'on viole ainsi mon intimité.

La chose passe d'un côté à un autre. Elle ne semble pas bien grande et pourtant si rapide. Pour dire vrai, je serais très étonnée d'apprendre qu'il puisse s'agir d'un être humain, du fait de cette petite taille que je crois deviner. A moins que l'Homme ne soit plié en deux ou bien qu'il s'agisse d'un nain, j'ai quelques doutes. En temps normal -c'est à dire parfaitement éveillée et en meilleures conditions vestimentaires- j'aurais sauté sur l'Être sans me préoccuper de quoi que ce soit. Or là, c'est une toute autre histoire. Tout cela n'a rien de naturel ou voire même de normal, c'est comme si l'atmosphère s'était alourdie en quelques minutes et que bientôt elle en deviendrait étouffante. Oh oui, ça l'est déjà. Pupilles fixées droit devant et mains resserrées autour du révolver, je le brandis pour librement sauter vers l'avant, manquant de peu de me manger la porte. Drôle de sensation au niveau du pied gauche. Une chose est passée entre mes jambes. Réactive au possible, je me retourne rapidement et tends l'arme vers l'avant, mettant en garde le possible ennemi. A peine levée le matin qu'on vient déjà m'en faire voir de toutes les couleurs, en voilà bien des manières! Grognements. Souffle haletant. Le corps étranger est proche et loin à la fois. Je le sens bien. Déclic. WAAOOF! « Que...-? » WAAOOF! Une masse noire me saute littéralement dessus et manque même de me faire trébucher sur le lit juste derrière. Black Hayate. Comment ais-je bien pu oublier que le chien était là? Décidément Riza, tu devrais t'accorder quelques jours de repos par moment. Soupir. Lentement, je resserre les bras autour du petit animal qui a réussit à atterrir dans mes bras et le caresse délicatement, le reposant par la suite. Sacrée frayeur pour pas grand chose. Enfin, je pense. Reprenons notre chemin ou sinon le Colonel risque d'appeler une seconde fois, le connaissant: il n'a aucune notion du temps. Telle une louve, j'avance à petits pas, allumant au passage une source de lumière un peu plus conséquente. La fenêtre est ouverte. Etait-elle déjà entrouverte auparavant? Je ne sais plus, mais rares sont les fois où je dors la fenêtre ouverte, ne serait-ce que pour éviter de choper la crève. La bougie s'est éteinte. Quelque chose cloche ici. Regarde vers le chien. « Tu m'aurais alerté s'il y avait eu quelqu'un ou quelque chose, hum? » l'animal penche la tête sur le côté et me fait pousser un énième soupir de fatigue. Des nuits maintenant que je ne parviens pas à trouver un sommeil convenable. Dans tous les cas, ce contretemps me met en retard et ça, c'est inacceptable.

Trois heures du matin. Le départ du logement aura été un tantinet difficile, ne cessant d'inspecter les coins susceptibles d'abriter un corps étranger. Pour finir, j'aurais pris environ une trentaine de minutes de retard sur mon trajet, ce qui est loin d'être négligeable malheureusement. Ce que j'ai fait du chien? Oh, il est avec moi, juste à côté. Maintenant, il nous faut prendre la direction de la bibliothèque, histoire de réparer les erreurs de monsieur Mustang. Enfin, erreur étant un mot fort lorsque l'on sait qu'il n'a fait qu'oublier un ouvrage soit disant important à une table. Tête en l'air. Un jour, je suis certaine qu'il en oubliera son propre cerveau dans un coin de sa chambre. Soit. Il n'est pas l'heure de laisser mon esprit vagabonder ainsi, la distraction n'est pas mon alliée. Pourtant. Oui, pourtant j'y pense toujours. La sécurité de Roy m'importe plus que tout et le fait de savoir qu'il faut agir au moindre de ses faux pas me force en permanence à être sur mes gardes. Depuis le temps, j'ai pris le pli et ce même... lorsqu'il me contacte à des horaires peu arrangeables. Mais quand même, quelle tête de mule! Pupilles braquées droit devant moi, je ne perçois aucune ombre dans les rues de Central. Tout est calme. Un calme qui pourrait même peut-être faire frissonner le plus téméraire des soldats. L'un de ces calmes lugubres que l'on retrouve facilement dans les églises. En même temps, il fait nuit, ce n'est pas comme si nous étions en plein jour. D'un geste quasi-habituel, je rajuste le haut de l'uniforme et baisse les yeux, profitant de la chaleur des habits. Il ne fait pas chaud à trois heures du matin, vous savez. Je me demande s'il y a encore du monde au QG.

Un peu plus d'une vingtaine de minutes plus tard. Comparable à la rue, la bibliothèque est tout aussi sinistre à cette heure. Être entourée de livres ne me dérange pas plus que ça, mais il est toujours plus agréable de s'y présenter lorsque la bibliothécaire y est, ne serait-ce que pour engager la discussion. D'un geste de la main, j'indique à Black Hayate de ne pas bouger de là où il se trouve, question de principe. Chercher un livre me suffit largement, pas besoin de chercher un chien en plus. Hum. Où m'a-t-il dit l'avoir posé déjà? Ah oui. Sur une table dans le fond de la salle. Pourquoi cherche t-il toujours autant à me compliquer la vie? Je passe la première étagère, jetant un coup d'oeil à la table. La deuxième. La troisième. Font de la salle. Arrivée à l'extrémité, j'enchaîne avec la dernière table... sur laquelle il n'y a aucun bouquin. Bien. On dirait que c'est partit pour une nuit de recherches. A moins qu'il ait simplement été déplacé? J'aimerais vraiment que ce soit le cas ou alors ça engendre bien des rayonnages à explorer. Encore un petit soupir, Riza? Il va finir par me tuer avant l'heure. Incroyable. J'espère juste qu'il n'est pas en train de se moquer de moi et qu'il prépare quelque chose. Non. Non. Inconscient, mais le Colonel sait tout de même se maitriser. Je crois. Une fois n'est pas coutume, le chien vient chercher de la compagnie à mes pieds et me distrait l'espace de quelques secondes, lui envoyant un air des plus sévères: ne lui avais-je pas demandé de rester bien calmement prés de l'entrée? Sa seule réaction... est de remuer la queue. Là aussi, il reste une éducation à fournir ou du moins à consolider. D'un côté, j'ai l'impression d'avoir deux enfants à charge. Sur ce, il faut commencer les recherches. « Mais tout d'abord... » une petite caresse sur le haut du crâne et un doigt accusateur sur le bout de la truffe. « ... toi, tu retournes à ton poste avant que je ne me fâche. » et dieu sait que je n'aime pas qu'il s'amuse à contourner les ordres.

Une fois à nouveau libre d'esprit, je repasse quelques rayonnages, imaginant que le livre aurait pu se glisser entre deux ou bien encore qu'il aurait été mal rangé. Volé? Ridicule. Pas au sein de l'armée. PLOC. C'est là que l'on se rend compte- PLOC -combien une fois désertés- PLOC -les locaux laissent émaner des bruits en tout genre. On croit devenir fou, paranoïaque à toujours chercher une logique à ce que l'on peut entendre. De l'eau qui coule. De l'eau qui goutte. De l'eau qui stagne. « Je t'ai trouvé. » mes lèvres s'élargissent en un sourire qui se veut soulagé. CRIIII. un grincement de porte? Je pensais pourtant être la seule ici. Et puis, rien ne laissait présager qu'il pouvait y avoir quelqu'un... Méfiance ma chère Riza. Se méfier ne veut pas forcément tout de suite dire qu'il faut tout de suite s'énerver, mais ce n'est pas pour autant que je me retient de sortir le révolver. Prudence maintenant. En vérité, c'est de prudence dont tu devras redoubler. Tout comme au réveil, me voilà à nouveau sur mes gardes, arme à la main, m'attendant à tomber nez à nez avec un corps inconnu. Heureusement pour moi, cette fois-ci la lumière est ouverte. Jetant des regards à droite et à gauche, j'observe et écoute le plus attentivement possible, déambulant entre les étagères.



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MessageSujet: Re: « wouldn't you like to see something strange? » ||Alucard||   Jeu 25 Juil - 21:23

« Avez-vous perdue votre troupeau ? Jeune brebis égarée... »
Que faites-vous de votre journée lorsque vous savez que vous êtes sur le point d'avoir une jeune recrue, déambulant dans votre bureau, tenant dans se frêles mains, un tas de documents et une tonne de paperasses sans intérêt, que vous devrez, sans exception, tous signer ? Un challenge à toute épreuve ! Je ne pouvais me satisfaire d'un meilleur ennemi, qu'étaient ces bouts de papiers qui allaient joncher mon bureau flambant neuf, et dont j'allais devoir en découdre sans broncher. Oui, forcément, je détestais recevoir tous les matins, des lettres venant de tous les coins d'Armestris, dont chacune avait une relation quelconque avec une famille quelconque et le soldat qui l'avait écrite. C'était tout bonnement un fardeau, je ne pouvais vaincre une telle stupidité ! Comment tout ceci pouvait m'arriver à moi ? Les cauchemars sur ces montagnes de chiffons inutiles ne cessaient de me hanter chaque nuit, ne cessant alors de me lever d'un coup pour me cogner la tête contre ma lampe de mon bureau.

Oui, vous l'auriez surement compris, j'étais une personne assez bizarre sur le fait que j'avais bien un chez moi, mais l'habitude était si prenante, que je finissais par dormir "presque", et je dis bien PRESQUE ! Tous les jours sur mon lieu de travail. Oh mon dieu ! Quel homme ! L'on m'aurait surement dit cela si je n'étais point aussi cruel envers mes hommes et les autres personnes du QG. Ainsi, je méritais de tel comportements envers ma i grande bonté ? Je n'avais le droit que d'avoir des simples d'esprit avec moi et sous mon commandement ? Absurde ! Je ne faisais que mon devoir, peut-être bien plus même ! Je faisais grandir mes hommes et les entraînais avec la plus grande fermeté, non pas pour les brutaliser ou encore, leur laisser à tous un sentiment de peur à mon égard, mais pour les endurcir ! Les rendre sauvages et tenace. Bon, il était vrai que je m'octroyais quelques petits plaisirs personnels en les réprimant sur leur attitude, leurs manières, mais ce n'était rien de bien méchant... Etais-je sensé être le bourreau dans cette histoire ? Je ne pense pas et au contraire, je croyais même être le symbole de la discipline.

Ce fut donc avec cette discipline que je levais ma tête du bois dur de mon espace de travail. Comme à mon habitude, je ne pus qu'être effrayé par mon propre visage en me regardant dans la glace, bien à l'abri des regards, disposée au fin fond de la pièce près de la porte d'entrée. Il était vrai que c'était un endroit dangereux, et oh savais-je le nombre de fois que j'avais dû remplacer mes armoiries, à cause de grotesques individus ne sachant pas ouvrir DOUCEMENT une porte ! Mais cette fois-là, j'étais plutôt concentré sur ma figure, puisque je ne cessais de me tâter la tronche, voyant également les caractéristiques du bois sur ma joue gauche ; ce qui m'énerva un tantinet. En plus de cela, venait s'ajouter un bel épi qui voulais faire la tronche à ma chevelure déjà mal en point, donc, pour seule réaction stupide, je n'eus d'autres choix que de m’aplatir ce vulgaire petit rigolo avec ma main droite. L'effet obtenu n'étant pas celui que je désirai, puisque je ne réussit qu'à obtenir une saloperie de migraine. Soit ! Je pris donc le peigne dans mon tiroir et je remis alors en état mes remarquables cheveux.

Tout à coup, je ne pus qu'entendre un grand "CLASH !", accompagné d'un sourd "BAM !", provenant tout deux d'un seul endroit, dont je me résignais de devoir m'alarmer, puisque étant choses courantes. Pourtant, un léger frisson de colère s'empara lentement de moi, ne comprenant pas pourquoi le jeune idiot qui avait, UNE FOIS DE PLUS !! Bousillé ma scintillante glace, restait là, planté comme un ahurit devant ce qui semblait désormais appartenir à un objet de valeur. Effectivement, ce miroir géant n'étant plus qu'un tas de verre sans intérêt. Aurais-je peut-être dû me faire comprendre en me claquant violemment la main sur le visage, non ! Cela aurait été encore plus douloureux que ma gaffe précédente avec l'épi diabolique. Je ne pus donc que lâcher un : « C'est pour bientôt ces documents ? », pour que le jeune petit diable ne viennent déposer ces ordures de messages sur ma table. Ce fut ainsi pour moi, le début d'un calvaire qui me prit toute la journée. Evidemment, j'eus le droit à mon traditionnel repas, mangé avec une extrême vivacité pour finir le boulot en temps et en heure.

Quelle chance, le soir arriva rapidement, mais mon temps de service était toujours incomplet et je me devais de réveiller l'idiot du village, assis sur une chaise de la pièce qui, après avoir jeté mon meuble et viré les morceaux de verre, s'était octroyé une pause généreuse de plus de huit heures. Evidemment, c'était bien connu ; les soldats dont le rang était bien inférieur à celui qui travaillait, devait tranquillement se reposer. Non mais attendez !! C'est quoi ce délire ? On arrête tout ! Je semblais rêver ? Non, hélas ce n'était pas un rêve, car le jeune imbécile s'était bel et bien endormit devant un général... « Tire au flanc !! » : Aurais-je dû lui hurler dessus pour que celui-ci se lève, afin s'excuser de son comportement et me saluer convenablement. Non, à la place, je saisissais l'opportunité pour le jeter par-dessus l'une des fenêtre de mon bureau, peut-être comprendra-t'il surement alors ? Après cette belle aventure, je me décidai de prendre mon manteau qui était soigneusement adossé à ma chaise, ainsi que mon chapeau accroché au porte-manteau en sortant de la pièce.

Je me dirigeais donc désormais vers la bibliothèque, mon endroit favoris après le boulot. « Attention !! On ne fume pas ici monsieur, voyons ! » : ceci était la réplique favorite de ma chère et tendre bibliothécaire, quelle chance !! Au moins étais-ce la seule chose qui étayer un peu plus ma journée, et je ne vous le fait pas dire !! Cette peau de vache ne m'a jamais vraiment portée dans son coeur. Enfin, hormis cela, je pouvais compter sur cet endroit calme pour me reposer devant une bonne lecture, ou encore profiter d'un petit coin sympa pour fumer mon pétard et rentrer ensuite au bercail ni vu, ni connut !! Enfin, presque. Alors que j'entrai dans le lieu et que je faisais quelques rondes pour trouver un livre qui allait me convenir, sans aucun doute ! Je pus m'apercevoir qu'il y avait une personne intéressante en ces lieux. Dans ma curiosité légendaire, mais surtout pour assouvir ma soif de supériorité, je me dirigeai vers le lieu, mais en marchant de la façon la plus normale possible. Lorsque je fus à portée de ma cible, je pus voir que c'était une jeune femme, tenant un bouquin entre ses mains, semblait-elle égarée ? Non ! Elle semblait être aux aguets. Je me rapprochai donc, jusqu'à être derrière elle.

« Bien le bonsoir, charmante jeune femme ! Vous aimez la lecture à ce que je puis constater ? »
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MessageSujet: Re: « wouldn't you like to see something strange? » ||Alucard||   Ven 26 Juil - 1:12

« so now... kiss my eyes and lay me to sleep »


Bruits de pas. « Bien le bonsoir, charmante jeune femme ! Vous aimez la lecture à ce que je puis constater ? » violemment un frisson envahit tout mon corps. Cette voix. Un rapide mouvement et me voilà retournée, arme vers le coeur de cet homme qui m'est pour le moment inconnu. Pour le moment. En fait, je pourrais actuellement me faire du souci... quant au potentiel grade de l'interlocuteur. Il me semble que mon coeur rate un battement, tandis que mes yeux le dévisagent. Lui. Général de Brigades. J'ai misé sur le mauvais cheval. Dommage pour moi, mais ça aurait vraiment pu tomber sur n'importe qui d'autre. Le hasard fait parfois plus ou moins bien les choses. En même temps, il faut dire qu'il n'a pas choisi la meilleure approche: j'ai en horreur que l'on me surprenne par derrière comme ça. Ce n'est pas pour autant que je baisse les yeux, non bien au contraire. Il n'y a que l'arme qui se trouve bien vite rangée, alors que quasi-indifférente je reprends le livre des deux mains. Garde à vous. Je n'en oublie pas pour autant la politesse envers mes supérieurs. C'est un geste mécanique maintenant, avec les années on finit par prendre le pli et ce même face à des gens que l'on ne supporte pas. C'est bien là la doctrine de l'armée, que voulez-vous. Comme à mon habitude, je reste froide. Dans ma tête, sa phrase d'approche me revient et me tente à penser deux versions: soit il est du genre à aguicher tout ce qui passe, soit il a un esprit de déduction remarquable. Parce que tenir un livre signifie obligatoirement que l'on aime la lecture? En voilà un beau cliché. « Pardonnez-moi Général. » je reprends une posture normale et reste à le regarder, tapotant sur le haut de ma jambe pour indiquer à Black Hayate de nous rejoindre. Un bon alibi pour se sortir d'ici. Oui. Il n'y a pas de secret: je n'ai pas souvent rencontré ce supérieur, mais de ce que j'ai pu en entendre, je n'en tiens pas une bonne impression. Le feeling n'est pas propice à passer si vous préférez. Après, il est tout à fait possible que je me trompe, l'erreur est humaine. « Je venais juste récupérer ce livre que j'ai égaré plus tôt dans la journée. » inutile de faire passer le Colonel pour une tête en l'air, même si les gens savent en général que je fais tout mon possible pour ne rien oublier. Ramassons les pots cassés.

Ensuite, que voulez-vous que je dise à un supérieur sincèrement? Que puis-je attendre d'une personne aussi manipulatrice et calculatrice que celle qui se dresse devant moi? D'autant plus que son visage n'est pas là pour me rassurer. Oh. Elément intéressant à noter: que fait-il lui, ici? Pas que je veuille tout savoir, mais tomber au même endroit au même moment à presque quatre heures du matin, c'est un peu suspect à mon humble avis. On ne pose pas de question à un supérieur, pas vrai? « Puis-je me permettre de vous demander ce que vous faites ici? » et bien nous transgresserons ce principe ce soir. Etrangement, j'ai le sentiment qu'il va me sortir que je n'ai pas à le questionner compte tenu de la différence de grade. Nous verrons. Et puis, peut-être qu'il cherche quelque chose lui aussi. Pour dire vrai, ça chargerait un peu ma nuit, étant donné que je suis pratiquement certaine de ne pas retrouver le sommeil en rentrant. D'un côté, je me demande pourquoi je me risquerais de rentrer en sachant que j'ai les affaires qu'il me faut ici jusqu'au lendemain. Le temps que je me débarrasse du Général de Brigades et que je gagne le bureau du Colonel devrait m'alléger le temps de latence. Enfin, encore faudrait-il que je parvienne à sortir de la bibliothèque, ce qui n'est pas moins sûr.

L'atmosphère autour de nous me semble aussi lourde que celle que j'ai pu éprouver dans l'appartement tout à l'heure. Pendant un instant, je me demande si je ne suis pas en train de rêver, prise par un second frisson. Mon regard se baisse lentement sur le titre du livre que Roy m'a demandé de récupérer. Haussement de sourcils. Dites-moi qu'il se fout de moi. Cette plaisanterie aurait au moins pu attendre le lendemain. Sans me soucier du supérieur qui se trouve en face moi -j'en oublie un peu sa présence en fait-, j'ouvre le bouquin et tombe sur des papiers à remplir pliés. Froncement des sourcils. Nous aurons quelques mots à échanger tout à l'heure je crois. Si pour lui remplir des dossiers revient à gribouiller sur un livre de bibliothèque... ou encore à entasser des papiers, pliés comme des breloques... mais où va le monde? Un peu plus et il me donnerait envie de le tuer pour de bon. Et s'il s'agissait là de recherches? Son manque de sérieux ne me permet pas d'être convaincue par l'une ou l'autre des propositions. Le mieux est que j'attende le matin pour en discuter tranquillement avec lui. J'espère qu'il a fait le plein d'encre pour sa plume sinon la suite risque d'être problématique ou dramatique pour lui selon l'idée que l'on s'en fait. Une énième crise. Mais en même temps, s'il évitait par moment ses enfantillages, nous n'en serions certainement pas là. Il me fatigue. Sur ce, revenons à nos moutons. Mes pupilles se braquent à nouveau vers le visage du Général, tandis que j'attends d'un moment à un autre l'une de ses remarques irritantes. Il serait vraiment étonnant qu'il s'en prive aujourd'hui et encore moins face à une femme. Les hommes se ressemblent tous plus ou moins, leur côté macho faisant facilement plusieurs apparitions au cours d'une vie. Cet homme est plus que suicidaire à s'introduire et à surprendre les gens de la sorte. Qu'il continue ainsi... le Colonel montera en grade plus vite que prévu comme ça. Parfait.

Tout va bien jusqu'à ce que je me rende compte que- « Où est encore passé ce chien? » fine situation, vraiment. Ce n'est pas le moment du tout! Formidable. SCHPAF! Une chaise renversée. Le voilà qui tente de fuir un ennemi imaginaire, courant en dessous des tables. Mon sang ne fait qu'un tour mais je me contrôle, sifflant simplement pour le calmer. Si ça ne tenait vraiment qu'à moi, j'aborderais des méthodes plus radicales. A faire des âneries pareilles il pourrait s'attirer bien des ennuis et moi aussi par la même occasion. Non. Surtout moi en fait. « La pleine lune doit sans doute lui jouer des tours. » détendons l'atmosphère comme il se doit et tentons de trouver une alternative à tout cela. Cependant, -c'est sûrement physique- mais plus je regarde ce supérieur moins il m'inspire sympathie et confiance. Ce silence devient un peu lourd à la longue et bien que j'en vive quotidiennement, il n'y a rien de plus désagréable que de subir l'option mute d'un haut-gradé. Sa façon d'être m'insupporte. « Il faut que je sorte de la bibliothèque afin de me rendre au bureau du Colonel Mustang, si vous voulez bien. » une façon de lui dire que j'aimerais beaucoup qu'il dégage la voie histoire de me permettre de retrousser chemin. Allez. Vite. Je n'ai pas vraiment envie de parler.

Quelques secondes passent et du bruit se fait entendre à l'autre bout de la salle, vers l'entrée. Des voix ne tardent pas à résonner dans lesdits lieux. Des jeunes recrues de l'équipe de surveillance de la bibliothèque se présentent face à nous, l'air un  tant soit peu inquiets. Des soldats comme on en croise tant au QG. Bien entendu, je les vois déjà qui se mettent au garde à vous. « Mon Général, est-ce que vous allez bien? » pourquoi donc cette question? « Nous avons appris que vous vous étiez rendu à la bibliothèque il y a quelques minutes et nous avons aussi cru entendre du bruit. » du bruit? Certainement un rapport avec le chien et la chaise, parce que sinon on entendrait presque les moches voler. « Ne vous inquiétez pas messieurs, tout va bien. » une voix qui se veut un tant soit peu rassurante, dans l'espoir d'apaiser ces survoltés. A cette heure, je ne regarde plus le gradé, priant tout de même intérieurement pour qu'il parte ou que je puisse m'échapper en douceur. Rien ne se passe comme prévu. GRRRR. GRRRR. Grognements de Black Hayate. « Que se passe t-il Hayate? » ma voix se fait assurée. Ce chien ne grogne pas pour rien: il est entraîné pour n'agir que contre de potentiels ennemis et j'ai une grande confiance en lui. Immédiatement et dans l'espoir de le calmer, je me place à ses côtés et m'abaisse à sa hauteur pour venir lui appliquer une énième caresse. Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond. Le poil hérissé de l'animal et son inclinaison me font penser que ses aboiements s'adressent aux deux soldats qui viennent d'arriver. Je sens Hayate qui ne va pas tarder à leur sauter dessus et préfère jouer la carte de l'ignorance quant aux deux individus, gardant une portée non négligeable sur l'arme que j'aime tant. S'il y avait eu le Colonel à côté, sans doute y aurait-il eu réaction de ma part, mais puisque là le supérieur en question doit se sentir invulnérable et tellement au dessus des autres... que je me donne un malin plaisir à lui laisser démontrer ses capacités.



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MessageSujet: Re: « wouldn't you like to see something strange? » ||Alucard||   Sam 27 Juil - 22:23

« Une fois... Pas deux ! »
Cette stupide armée arrivait à reléguer quelques petites racailles et troubles-fêtes sous mon commandement ? C'était bien ma veine, moi qu'y croyais que j'allais être tranquille pour discuter avec cette jeune femme, sans pour autant lui tourner trop autour... Et oui !! Je ne suis pas non plus un coureur de jupons, imaginez un seul instant que ma femme ait été en vie ce moment-là ! Non, je n'aimais pas vraiment ce genres d'attitudes, encore moins celles où l'on essayait de lécher les bottes aux supérieurs pour pouvoir accéder à quelques "privilèges". Je pensais être tranquille ce soir-là, lire un petit bouquin avant de retourner travailler d'arrache pied à mon bureau ; c'était tellement fatiguant que mes bras semblaient contenir un énorme poids. A vrai dire, je ne voulais pas vraiment déranger trop longtemps la jeune dame, je voulais plus me reposer que taper la discute, surtout pour ne dire que peu de choses intéressantes.

Malgré cela, je ne pouvait pas laisser passer le fait que quelques petits soldats viennent troubler l'ordre à l'intérieur de ce domaine, je n'aimais pas du tout leur comportement ; cette attitude me brisait les nerfs. « Mon général ! Comment allez-vous ? » : cette simple phrase me fit presque sortir de mes gonds, mais je me devais de montrer le bonne exemple devant cette belle demoiselle, elle était tout de même d'un grade inférieur au miens, l'on aurait donc put penser que je n'aurais pas risqué grand chose. Cependant, je n'étais pas du genre à me reposer sur mes lauriers et laisser passer ce genre d'individus entre les mailles du filet. Ces stupides chiens devaient bien m'entendre, j'avais vraiment une sainte horreur de ces lèches-cul, tentant toujours de se faire passer pour de bonnes jeunes recrues, qui pourtant avaient surement déjà commis bien des méfaits, avant d'arriver jusqu'ici. Je ne pus donc que lancer un regard noir vers ces minables.

Je me rappelais alors qu'elle avait fait preuve d'un grand respect envers moi, rien que le fait de me saluer me rendait presque heureux. L'on pouvait enfin s'apercevoir qu'il n'y avait pas que des bons à rien dans cette armée de pacotille ! En plus, elle savait également bien se défendre, rester sur ses arrières, ce que j'aimais beaucoup comme trait chez mes plus brillants camarades et soldats. Elle avait également un certain tact et plutôt un bon air ; ce regard qui me laissait presque sans voix. Je voyais souvent ce genre de comportement chez mes alliés hauts-gradés, mais pas chez les soldats du niveau de colonel, encore moins de lieutenant... A part peut-être Mustang, mais ce gars semblait tout de même un peu empoté. J'aurais presque salué une telle performance pour cette jeune gradée. Néanmoins, je pensais aussi que ce n'était ni le moment, ni le bon endroit pour s'amuser à faire le guignol, maintenant que quelques zinzins avaient déjà gâché ma soirée.

Avec tout ça, j'en avais presque oublié la question de la lieutenante, j'aurais alors voulu m'excuser de cela, mais je n'étais pas du tout ce genre de personne et je préférai largement que l'on aborde pas les sujets dans lesquels je risquerais de me vautrer. De plus, j'étais en face d'une bien marrante jeune femme qui me faisait bien rire avec ce chien. Oui bon... Disons que c'était plutôt un rire intérieur, ne vous attendez pas à tout et n'importe quoi non plus ! Bref, je lâchais tout de même un léger rictus sur mon visage, montrant alors ma belle envie d'être distrait pas ce chien. Sans aucun rapport, je me remis alors à penser ce que venait de dire aussi la charmante fille : « Il faut que je sorte de la bibliothèque afin de me rendre au bureau du Colonel Mustang, si vous voulez bien. ». Je venais de me rendre compte que j'avais déjà pensé que le colonel était un peu tête en l'air, mais là... Le livre qu'elle tenait dans les mains m'intrigué aussi, je ne voulais pas jouer les détective mais, c'était louche qu'une jeune femme de sa trempe emprunte un livre aussi compliqué... Elle ne semblait pas s'attacher à ce genre d'oeuvre, du moins c'est de que je pensais.

Je voulais profiter un peu de l'occasion pour lui adresser la parole, mais j'allais devoir utiliser mas salive avant pour d'autres complications... Je voyais que la chienne de la lieutenante ne cessait d'avoir un comportement des plus inhabituel envers les deux nouveau arrivants, je voulais alors en avoir le coeur net et surtout, détourner leur attention sur autre chose que sur nous. Je sortis alors l'un de mes pistolets discrètement et je tirai ainsi dans une des lampes qui étaient au plafond, à quelques mètres de notre position. Les imbéciles... Les quelques vermines qui étaient là se précipitèrent vers le son comme des petits chiens, ce qui nous permettait de discuter tranquillement, tandis que le chien ne cessait de faire quelques tours autour de nous. Je pus voit alors la couverture du livre en question, pendant que je rangeais mon arme dans le compartiment adéquat et qu'un des soldats vint pour me demander quelque chose d'inutile : « Vous avez entendu un coup de feu ? Apparemment c'est par là ! », je n'eus alors pas d'autre choix de me foutre un peu de lui et de lui répondre : « Un coup de feu ? Non voyons ! Je n'ai rien entendu ! Vous savez que c'est tellement calme ici que l'on entendrait évidement par le moindre bruit... Allez-y ! Allez voir ce qui se passe bon sang ! ». Alors qui allait dans la direction tant recherchée, j'eus alors l'occasion enfin de discutailler avec la lieutenante.


« Bien bien... Ce livre n'est surement pas à vous... A en croire également les différents bouts de papiers qu'il contient et surtout le dos de la couverture... Vous ne seriez pas Riza Hawkeye par hasard ? Et ce livre n'appartiendrait pas plutôt au colonel plutôt ? Dans quelle galère il est allé se fourrer une fois de plus... Déjà avec l'incident de Hugues... Je n'aimerai pas qu'il finisse dans un trou également. »
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MessageSujet: Re: « wouldn't you like to see something strange? » ||Alucard||   Dim 28 Juil - 1:34

« can you breathe when you know what you've done? »


Rictus. Regards discrets l'un vers l'autre. Un peu de ces regards trop curieux que je n'affectionne pas particulièrement. Dans un premier temps, mes bras se resserrent autour du livre, dans l'idée de cacher le plus possible le titre. Mais cette posture n'a rien de naturel et c'est bien entendu quelques secondes plus tard que je me poste à nouveau normalement, bras tombant le long du corps et bouquin à la clef au bras droit. Coup d'oeil silencieux vers un Général de Brigades agacé. Pas besoin d'avoir fait des années d'études pour constater que le comportement des deux jeunes l'agace. Cet homme n'est pas doté d'un sens premier pour ce qui est de la patience et encore moins pour la tolérance. De plus, le fait que Black Hayate réagisse de cette manière envers les nouveaux arrivants n'est pas là pour me rassurer. Non. Bien au contraire. Hum. Je m'attendais tout de même à ce qu'il soit alarmé par ces aboiements, qu'il pense peut-être au fait que les soldats n'étaient pas ce qu'ils prétendaient être mais- BAM! Le bruit d'une arme ne trompe jamais. Le bruit de son arme. Fine stratégie pour distraire les hommes... mais tout pourrait aussi dérailler par la suite, ils déclencheraient alors l'alarme. Une alarme qui ne serait bonne qu'à nourrir de fausses illusions les soldats prêts à l'attaque. « Vous avez entendu un coup de feu ? Apparemment c'est par là ! »  évidemment, la lampe y est passée, donc c'est sans aucun doute par là. « Un coup de feu ? Non voyons ! Je n'ai rien entendu ! Vous savez que c'est tellement calme ici que l'on entendrait évidement pas le moindre bruit... Allez-y ! Allez voir ce qui se passe bon sang ! » horrible mensonge. J'ai horreur des mensonges. J'en ai usé il y a quelques minutes mais c'était en premier lieu dans le but de ne pas enfoncer le Colonel et rien d'autre. Tandis que le chien se calme et vient se coucher à mes pieds, mon regard se porte à nouveau sur le visage de ce supérieur bien étrange. En fait, c'est plutôt son allure générale que je tente de me détailler intérieurement, suite aux dires de certaines personnes ayant déjà eu l'occasion de le croiser au moins une fois. La plupart me semblaient effrayées par son accoutrement et sa façon d'être. Certes, il ne prête pas aux sourires mais je n'irais pas jusqu'à affirmer qu'il me fasse peur. Non. En vérité, j'y vois même plus un possible problème psychologique qu'autre chose. Une envie de se démarquer, de paraître même peut-être plus solide qu'il ne l'est. Les hommes sont tellement bizarres par moment. Le besoin de toujours chercher à impressionner en est presque devenu maladif pour la majorité. Si l'on est maître de soi et que l'on sait se faire comprendre, alors inutile de chercher à effrayer par dessus le marché. Mais certains et certaines n'ont pas encore compris le fondement du respect mutuel à mon humble avis. Soit.

« Bien bien... Ce livre n'est surement pas à vous... » qu'en sait-il précisément et qu'est-ce que ça peut bien lui faire au final que ce livre m'appartienne ou pas? C'est un peu perturbant même d'avoir l'impression de sentir un élan de machisme derrière ces mots. Insinuerait-il qu'une femme n'est pas censée lire ce genre de manuscrit? « A en croire également les différents bouts de papiers qu'il contient et surtout le dos de la couverture... Vous ne seriez pas Riza Hawkeye par hasard ? » mon regard se fait perplexe. Fait-il semblant ou est-il authentique? A moins qu'il fasse référence à l'échange de tout à l'heure quant au fait que je devais passer au bureau du Colonel... je ne vois vraiment pas ce qui peut prêter à comprendre que je suis Riza Hawkeye. Les bouts de papier ne doivent en aucun cas mentionner mon identité -d'autant plus qu'il n'a pas pu les consulter- et la couverture ne dévoile rien de précis, si ce n'est le titre. Enfin je crois. Son raisonnement tombe à l'eau mais sa conclusion est bonne. Intéressant. Après, son argumentation intérieure est peut-être tout autre, je n'en sais rien. Il faut dire que la flemmardise de Roy est légendaire. « Et ce livre n'appartiendrait pas plutôt au colonel plutôt ? » question qui tombe plutôt mal. Et dire que je voulais sauver un minimum les apparences. Mon regard se fait plus dur encore, tandis que je formule la réponse à venir. Mais déjà, il enchaîne sur une autre phrase, me coupant de court. « Dans quelle galère il est allé se fourrer une fois de plus... » défaut de langue. Il aurait été plus correct de dire " est-il allé se fourrer " plutôt que " il est allé se fourrer ". Mettons donc ça sur le coup de la fatigue: il est tard après tout. « Déjà avec l'incident de Hugues... » un incident qui aura conduit un soldat à la mort tout de même. Désagréable conversation. A t-il seulement l'intention de me parler des malheurs de l'armée durant toute la nuit? « Je n'aimerai pas qu'il finisse dans un trou également. » je suis là pour le surveiller, donc normalement s'il se comporte comme il se doit, il ne devrait pas y avoir de souci. C'est ce que j'aime à penser un peu plus chaque jour et pourtant j'ai la terrible impression de me tromper. La mort de Hugues est tragique et affecte au plus haut point le Colonel, si ce n'est plus. Eprouve t-il un plaisir à rappeler cet évènement? Si c'est bien le cas, maudit soit-il. « Je suis effectivement Riza Hawkeye, mon Général. » ne rien laisser paraître aux yeux d'un supérieur est très important, histoire d'éviter d'être déstabilisé. « Le Colonel m'a simplement demandé de venir récupérer ce livre afin de poursuivre certaines recherches et de veiller au bon déroulement de la mission en attente. » restons évasifs sur le sujet si vous le voulez bien. « Je veille personnellement à ce que rien ne le conduise à une fin aussi tragique. » ... cette même fin tragique qui aura tué un homme normalement aujourd'hui Général de Brigades. Une famille orpheline. Un terrible événement. Les honneurs de la guerre sont d'autant plus répugnants qu'ils sont donnés après la mort. Que reste t-il aux familles? Plus rien, si ce n'est des yeux pour pleurer. « ... Mais merci de vous en inquiéter. » petite phrase ironique qui dénonce bien ma façon de penser à l'heure actuelle. Le pire pour moi reste tout de même de voir le Colonel encore plongé dans de profondes tourmentes par moment, certainement marqué par l'absence de cet homme qu'il comptait dans son équipe, de ce meilleur ami qu'il appréciait.

•••
« Pourquoi cherchez-vous à distraire ces soldats? » il faut toujours faire preuve de méfiance au coeur de l'armée. Black Hayate se redresse dans un élan d'énergie, en garde sur ses deux pattes. Mes pupilles le dévisagent. Que se passe t-il encore? WOAAAAF. Mal de crâne. Je crois qu'il n'aura jamais autant aboyé que ce soir. « Excusez-moi mon Général, je vais voir de ce pas ce qui ne va pas. » un certain moyen de lui fausser compagnie. Une manière indirecte de voir autre chose que le visage d'un supérieur hautain. L'ampoule est morte suite à sa brillante intervention ** Pourquoi diable a-t-il décidé d'agir comme ça? ** une pensée de plus et me voilà qui marche sur un bout de verre au sol, le sentant craquer sous mon poids. « Vous ne faites pas dans la dentelle. » dernière phrase adressée à ce Général alors que je lui tourne le dos, plongée dans ce petit coin d'obscurité. Le chien s'est tranquillisé grâce à je ne sais quelle magie et c'est mieux comme ça. Mais je ne retire pas que son comportement m'intrigue. « Je pense que nous allons rentrer si tu n'arrêtes pas d'aboyer comme ça, hum. » parler à son chien n'est pas une honte, ça arrive à tout le monde. Si j'avais su qu'il se serait comporté de cette manière, j'aurais pensé à prendre sa laisse. Rien à signaler dans les environs, si ce n'est tout ce verre qui traîne. « Ne vous inquiétez pas, il n'y a rien qui puisse nous alarmer. » les hommes qui cherchent dans les environs reviennent soudainement en courant et l'un d'eux manque même de sévèrement trébucher. Je reste à le regarder, pantoise. Un soldat qui ne tient pas sur ses pieds? « Tout va bien? » « Oh oui oui Lieutenant, nous n'avons encore rien trouvé. Cependant, certaines coupures de courant ont été observées au niveau de l'aile ouest du bâtiment. » des coupures de courant? « Des hommes sont déjà partis voir de où ça peut venir et quel est le problème. » bien.

« Général, que diriez-vous de m'accompagner jusqu'au bureau du Colonel Mustang? » des dossiers à préparer pour le matin venu et quelques petites bricoles à ranger. Autant que le temps qu'il me reste soit utile. Je ne l'oblige en rien, qu'il fasse ce qu'il veut. Peut-être pourrions-nous continuer une discussion plus intéressante au cours du trajet, bien que ce ne soit pas une préoccupation pour moi. Après, quant au fait d'entrer dans le local ou non... encore une fois la décision lui appartient. Ce n'est pas que j'ai particulièrement envie de continuer à lui tenir compagnie, mais mieux vaut éviter de quitter un supérieur sur une mauvaise note.



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