Une légende, un seul but. Un but très précis : atteindre la Pierre Philosophale.
 

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 Une erreur pareille ne peut m'être pardonnée ▄ Roy ~

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MessageSujet: Une erreur pareille ne peut m'être pardonnée ▄ Roy ~   Mer 9 Mar - 17:14



“ par faute de surveillance „
La patience est une qualité qu'il m'a fallut adopter en entrant dans l'armée, aux services de ce cher colonel Mustang. Enfin, malheureusement pour lui, arrive forcément un moment où mes nerfs craquent, lorsqu'il ne fait rien installé à son bureau par exemple. L'exaspération. Il me désespère parfois au plus haut point. Vraiment, savoir comment le remettre sur le droit chemin est une bénédiction. Que tout soit clair: je suis à ses côtés pour le protéger, et non pour exercer le métier de baby-sitter. Vous en doutiez peut-être? Chose pas étonnante du tout. Il sait que je suis là pour le protéger. Il le sait et pour cause, monsieur semble prendre un malin plaisir à se placer dans des situations insoutenables, ne me laissant pas beaucoup d'options. Nous nous en sortons généralement assez bien mais... mais pourtant je ne peux m'empêcher de craindre encore et toujours pour sa sécurité. Comment travailler sérieusement quand on a l'impression d'avoir un gamin d'une huitaine d'années - etqui n'arrête pas de faire le guignol- devant soi? Si seulement il pouvait parfois se montrer raisonnable! Ou alors essayer. Tout, mais pas ce comportement d'imbécile. Il ne se passe pas une seconde sans que je ne puisse m'inquiéter, lorsque je ne suis pas à ses côtés. Dieu soit loué, je l'accompagne la majeure partie du temps, donc les catastrophes sont évitées, j'arrive à calmer ses ardeurs mais par contre... lorsqu'il est seul, je crains le pire. Et puis il y a les quelques survivants d'Ishbal aussi, qui ramènent de temps à autre le bout de leur nez. Si cette menace n'existait pas ma foi, j'aurais l'esprit plus apaisé, mais là impossible de trouver le repos. C'est installée sur un banc de la gare du Sud que je l'attends. Lui. Ne cherchez pas à savoir pourquoi il m'a été demandé -un peu plus tôt dans la journée- de partir en voiture pour aller accueillir le bon colonel qu'il est. Oui enfin ça, ça reste encore à démontrer! Un fin sourire se dessine sur mes lèvres et je redresse la tête, en proie à une soudaine réflexion. Mes yeux scrutent ce ciel sans nuage et merveilleusement bleu. C'est décidé: aujourd'hui sera une journée différente, joviale, à part. Se comporter de manière naturelle avec Roy peut s'avérer compliqué. A vrai dire, mieux vaut pour moi arborer cette apparence froide, sans état d'âme, histoire de me faire respecter. Après tout: je ne suis en aucun cas sa copine, et les rapports que nous entretenons sont uniquement professionnels. Purement professionnels oui. Et puis de toute façon, inutile d'espérer quoique ce soit d'autre, bien qu'au font, il tienne une place toute particulière. Allez savoir pourquoi je me suis attachée à un tel homme. Un homme qui ne pense qu'à draguer toutes ces femmes qu'il croise aussi bien dans la rue qu'au QG. Non. Vraiment. Une perte de temps. Ses idéaux sont les miens. Ses ordres sont mes priorités et bien qu'il puisse parfois se montrer étrange et autoritaire... j'arrive toujours à reprendre le dessus. Une petite colère? Pas de problème, le lieutenant Hawkeye est dans les parages. Rien de mieux qu'une bonne piles de dossiers pour me faire retrouver le sourire et ricaner à l'avance, le voyant déjà suer comme pas possible. Il ne trime pas, soyez-en assuré. Il ronchonne, certes, mais jamais ô grand jamais il ne prendrait le risque de me contredire, de me désapprouver. De toute façon, il sait très bien ce que ça lui couterait. Au mieux il se pourrait qu'il bascule de sa chaise. Au pire... c'est une balle entre les deux yeux.

Une demi heure que j'attends, toujours installée sur le banc et l'air à présent sceptique. Roy devrait déjà être là normalement. Pourquoi est-ce que j'ai l'étrange sensation que quelque chose de mauvais se prépare? C'est toujours comme ça. C'est automatiquement que je tourne la tête, espérant un court instant voir le train arriver. Hm? Il est là, à quelques mètres maintenant. Mais... arrêté? Mes yeux se plissent rapidement. Il vient tout juste de s'arrêter là. Je ne rêve pas quand même? Peut-être un problème technique, il me suffit juste d'attendre un peu qu'il se remettre en marche. C'est que ces machines ne sont pas totalement fiables non plus de nos jours. Tout en légèreté, j'exerce une pression sur mes jambes et me lève. Les gens autour, semblent m'éviter le plus possible. C'est certainement l'habit de militaire qui les rend si craintifs. Nous sommes pourtant nombreux à fréquenter la région, ils ne devraient plus se montrer aussi distants. Enfin, bref, le train n'avance pas et voilà qui commence sérieusement à m'intriguer. Un fin soupir sort de la commissure de mes lèvres et j'arrange une mèche un peu trop rebelle à mon goût, la replaçant bien vite à sa place initiale. Autour de moi, les gens regardent eux aussi et constatent le tableau: quelque chose dérange. Pour tout dire, plus personne n'ose parler, juste des enfants qui pleurent de joie à l'idée future de retrouver des proches trop longtemps éloignés. S'ils savaient. Attendre encore et toujours. Espérer que les choses bougent... et finalement prendre le devant. Pour le moment je vais marcher, rien de vraiment précis ne m'oblige à me presser. Même si l'envie de le revoir est bien là. Pas d'affolement, ce n'est pas du tout comme si un attentat se produisait, là, actuellement devant mes yeux et que... « Aaaaaah! » Mon sang se glace. Ni une, ni deux, je fonce tête la première jusqu'au train, mes pieds frôlant à peine le sol. Ce cri. Un cri d'horreur. Un cri d'épouvante. Une chose grave vient de se passer. Ce genre d'indice ne me perd plus maintenant, et Ishbal en est la cause première. Par précaution, je sors déjà mon colt 45. La course se fait et arrive forcément le moment où... « Mais qu'est-il donc arrivé? Ce militaire a le visage en sang! » ça y est, maintenant j'y suis! Mon... colonel ? Mes yeux se font aussi ronds que des billes, et c'est extrêmement sur les nerfs que je pousse les gens qui se sont installés devant, à la contemplation de ce corps inerte. Et c'est à partir de ce moment là... que mon coeur manque un battement. Bordel, j'aurais dû être là! J'étouffe un sanglot. Les nausées me viennent. Mais merde! Non, ce n'est pas possible il ne peut pas être... Instinctivement et d'une main tremblante, je saisis délicatement son poignet et vérifie l'intensité du pouls. Il bat encore! Son coeur bat encore! Ne laisse surtout pas les émotions te submerger Riza, à quoi est-ce que ça te servirait? Oui mais pendant ce temps... * Je savais bien que je n'aurais pas dû le laisser partir seul... * Des souvenirs me reviennent en tête et rendent mon coeur plus lourd encore. Mes yeux ambrés se posent alors sur son visage. Comment peut-il être dans cet état? Il ne s'est pas défendu, il n'y a pas d'autre possibilité. Une envie de vengeance me prend: celui qui a fait ça devra payer coûte que coûte et qui que ce soit! Il faut appeler un médecin. Oui, il faut. Mais pourtant je n'arrive pas à parler, aucun mot ne veut sortir. * Je n'étais pas là pour le protéger... * seules ces pensées noires savent me brouiller aisément l'esprit. Pendant un instant, la torpeur s'empare de mon être, la peur me donne des frissons et je me redresse pour alors fusiller du regard, les gens qui trainent encore autour de nous. Qu'est-ce qu'ils ont tous à nous observer comme ça, hein? Il est où l'enfoiré qui a manqué de le tuer?! Ce n'est pas l'idée de les faire parler tour à tour qui me gêne, mais plutôt la présence de jeunes enfants. « Partez, ce n'est pas un spectacle! » « Ne préfèreriez-vous pas que nous appelions les secours? » il faut que je me résigne... de toute façon j'entends bien à ce qu'il parle en se réveillant. Du moins... s'il se réveille un jour. Mon inquiétude est grande, si vous saviez.

L'hôpital. Dix minutes que j'y suis et pourtant, il m'en parait une heure. C'est en alerte que les urgences sont venus le chercher, m'embarquant également sous mon bon-vouloir. Non mais franchement: que peut-il bien s'être passé? Le colonel est juste devant moi, là, reposant dans ce lit d'une blancheur perturbante. Pincez-moi, c'est un cauchemar. J'ai envie de sortir l'arme qui est maintenant rangée et de tirer sur la première personne qui se présente. Ridicule me direz-vous. Pourtant, ce n'est pas l'envie qui me manque. A cette heure, il m'est impossible de faire autre chose. Tant qu'il n'aura pas ouvert les yeux je ne bougerais pas de là. Les interrogations se bousculent dans ma tête. Les idées noires reviennent. Suis-je donc une bonne à rien? Suis-je suffisamment irresponsable pour risquer à mon supérieur de perdre la vie, pour ne pas pouvoir conformément le protéger? L'appréhension me guette. Et si des séquelles précédent cet accident. Et si il garde une trace de cette supposée "confrontation". Comme je m'en veux. Elle est bien loin à présent, cette image du Roy perturbateur et irresponsable. Tellement loin. Tous ses défauts s'effacent pour ne laisser place qu'à un seul et unique sentiment: le regret. D'un mouvement las, je me lève et viens déposer une douce main sur son front, observant tendrement son visage. Tout est différent.
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MessageSujet: Re: Une erreur pareille ne peut m'être pardonnée ▄ Roy ~   Jeu 10 Mar - 8:18


Un déchet a la fierté d'un déchet...

    Je me suis perdu dans l'immensité de la Vie, mais j'ai trouvé un Guide...

    L'inconscience, c'est une chose étrange... La personne qui y est plongée se retrouve comme dans un noir profond, seule ; perdue ; abandonnée... Et comme emportée par une rivière invisible et celui qui est dedans devient telle une pierre et coule. Encore et encore, ne voyant rien d'autre que du noir jusqu'à son réveil. S'il y en a un. Une eau étrange et faite d'air et de transparence vint effleurer l'homme qui se trouvait là, étendu sur un sol qui n'avait pas vraiment lieu d'être ; car il était tout aussi noir que le reste. Des mèches lui tombaient sur le visage, certaines rebelles, d'autres bien en place, mais ça lui donnait un genre particulier. Cependant, rien ne contrastait avec la pâleur blafarde de sa peau, qui était presque grise dans cette obscurité ambiante. Il avait les yeux ouverts et broyait, pour ainsi dire, du noir. Encore et toujours, à attendre qu'on le réveille ou qu'il se réveille de lui-même. Il mit une main sur son front et soupira longuement. Quel imbécile il était : il allait mettre une grosse frayeur à sa lieutenante. Si ce n'était pas déjà fait. La plupart du temps, il se comportait en irresponsable et en pur cancre, mais malgré tout, il gardait un grade bien placé dans l'armée Amestrienne : colonel. Et on lui portait du respect. Sauf peut-être ce Fullmetal qui, en ce jour-là, ne s'était pas vraiment gêné de le tutoyer et de le frapper, en lui balançant la gentille phrase du " Si tu meurs, personne le regrettera. " , avant de mettre les voiles. C'était lâche de sa part et Roy n'allait pas le lui pardonner aussi facilement. Mais bon, il restait tout de même un très faible espoir de ne pas rester en totale rupture avec le blond : Alphonse. Oui, oui, son frère cadet. D'un tempérament beaucoup plus doux que celui de l'aîné et beaucoup plus... Amiable. Il ne fallait pas se faire de faux espoirs : dès que Alphonse apprendrait que Roy avait tué les parents de leur amie d'enfance, il n'allait sûrement pas laisser passer ça et ; tout comme son frère ; il allait en vouloir terriblement au Flame Alchemist. Cependant, lui, il n'avait rien demandé à personne quand on lui a demandé ça pendant la guerre Ishbale. C'était un ordre. Et on ne peut refuser un ordre, surtout s'il vient d'un de vos supérieur -beaucoup mieux placé que soi- hiérarchique dans l'armée ! Enfin, " rien demandé à personne ", c'était un peu léger tout de même... Qui avait tué, brûlé, détruit et anéantit beaucoup de vies en quelques jours à peine ? Lui et les autres. Donc, n'avoir rien demandé à personne, ce n'était pas ça qu'il fallait dire, c'était : " Qui est déjà un meurtrier ? ". C'est ce qu'avait dû se dire ses supérieur et c'était lui qui possédait, pendant la guerre, l'alchimie la plus destructrice. Et encore aujourd'hui, personne ne le détrônait de son titre de bête de foire la plus destructrice. Hum ! Il était vrai que le colonel, quand il ripostait, c'était en force, disons. Ses flammes dévoraient tout ce qu'elles trouvaient, s’infiltraient de partout et tuaient toute vie. Hum ? Une lueur attira son regard dans l'immensité obscurcie de l'Inconscience : au-dessus de lui, comme dans un ciel qui n'existait pas et qui ressemblait à une nuit éternelle. Une nuit sans lune, sans étoiles, un ciel sans soleil et sans nuages. Un ciel qui reflète la noirceur. Sa noirceur à lui. Ce qu'il avait... Ce qu'ils avaient fait était tout simplement impardonnable et le fait qu'il ait tué des parents, rendant leur fille orpheline par sa faute, rendait sa vie... Très facilement jugeable : une ordure. Un déchet. Un crétin sans nom d'avoir obéit à un ordre, aveuglément. Puis vouloir se tuer ensuite ; juste après avoir commis ce crime. Imbécile, imbécile, imbécile... lui murmurait une voix provenant de quelque part dans la nuit éternelle dans laquelle il était plongée. La lumière s'intensifia d'un cran et il se retrouva dans la réalité assez brusquement.

    Une odeur désagréable flottait dans l'endroit où il se trouvait. Il mit du temps à se repérer. Les yeux toujours fermés et qui donnaient l'impression qu'il était encore dans un sommeil sans rêves ne lui permettaient pas grand chose. Cependant, il était si bien dans cette obscurité... Il s'y sentait flottant. Léger, comme libéré de tout les poids pesaient sur lui. Une main chaude était sur son front. Ce n'était pas la sienne. Elle était douce, tendre et aimante. Si il y avait quelque chose qu'il n'avait pas ressentit depuis longtemps, c'était bien ça. Malgré tout, il n'avait pas trop la force de bouger. Voire pas du tout. Là, il avait surtout mal à l'abdomen, en fait. Les sensations revinrent à lui. La douleur, la douceur... Tout ça revenaient brutalement sur Roy. Il ouvrit les yeux. Ce qui l'entourait n'était plus noir, mais d'un blanc presque bleu. Décidément, il en voyait de toute les couleurs, aujourd'hui ! Des vertes et des pas mûres, comme on dit... Le colonel tourna légèrement la tête vers le propriétaire de cette main et fut étonné de voir Riza. Une infirmière fit irruption dans la chambre, l'empêchant de dire quoi que ce soit -d'ailleurs, il avait la bouche entrouverte-. Un hôpital. On l'avait envoyé dans un hôpital. C'était mieux que la voix ferrée, entre temps, il n'allait pas s'en plaindre.

    -Ah... Vous vous sentez bien ? demanda-t-elle.

    Non, avait-il envie de dire. Tout sauf bien. D'un, il se fait frapper par Edward, de deux, il l'abandonne sur une voix déserte ; devant un train en arrêt ; et de trois, après ça, on lui demande si ça va bien ? Il se contenta d'un faible hochement de tête.

    -Après un rapide diagnostique, dit-elle surtout en direction de la lieutenante, il a deux côtes cassées et de nombreuses blessures internes. Ça va mettre un peu de temps à guérir. Je ne suis pas médecin, mais je dirais un mois et-demi, voire deux mois.

    Pas médecin, pas médecin... Oui, peut-être, mais ce n'était pas son boulot, justement, de dire ce que le médecin avait transcrit ? Elle quitta la salle sans plus de façon. Bah voilà, elle avait foutue en l'air le moment où le colonel voulait dire quelque chose. Maintenant, il ne savait plus trop quoi... Mais ce qui l'étonnait le plus, c'était la main que la lieutenante avait mit sur son front. Ça changeait de la Riza qu'il connaissait habituellement. Ce n'était plus celle qui était froide et insensible, c'était celle qui s'était fait beaucoup de soucis pour lui et qui ; après une telle frayeur ; allait s'en vouloir de ne pas avoir été à ses côtés pour le protéger. Il plongea son regard d'onyx dans celui d'ambre de la jeune femme. Que dire ? Lui balancer que le Fullmetal l'avait frappé juste pour le faire souffrir plus encore qu'il ne souffrait déjà ? Non, ça ne se faisait pas, et ; connaissant le caractère de la lieutenante ; elle allait vouloir réduire en miettes le blond... Quelque chose lui effleura l'esprit. Quelque chose qui le fit frisonner. Quelque chose qu'il ne lui avait pas dit. Quelque chose qu'elle ne savait pas. Elle ne le savait pas ! Ô vie cruelle ! Elle ignorait qu'il avait exécuté les parents de Winry ! Il soupira et lui prit sa main de la sienne et sourit tristement. Mais quel imbécile il faisait...

    -Désolé... mumura-t-il faiblement et très simplement.

    A quoi bon s'excuser ? A chaque fois qu'il faisait une bourde, il s'excusait devant sa lieutenante, et elle lui accordait son pardon avec un regard sévère. Et là, comment allait-elle le prendre ? Sûrement en lui collant son flingue entre les deux yeux. Roy priait que non.

    Il devait éviter de bouger, sinon, ses côtes lui envoyaient leurs protestations. Et le simple fait d'avoir levé sa main pour saisir celle de la lieutenante lui avait valu une certaine douleur prolongée...

    Il avait honte de lui.

    Du blanc, du blanc et encore du blanc ! Encore et toujours cette couleur qui n'en est pas une.


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MessageSujet: Re: Une erreur pareille ne peut m'être pardonnée ▄ Roy ~   Jeu 10 Mar - 20:13



“ un réveil. des lamentations „
Le silence est d'or. Pourtant, moi, là; il me pèse énormément. Le voir arrangé comme ça me fait peur, me fait mal. Et si j'avais été là pour le protéger. Et si j'avais correctement fait mon travail. Oui, mais avec des "si", on pourrait mettre Paris en bouteille. Ne le voyant toujours pas ouvrir les yeux, je baisse la tête et laisse ma main parcourir tranquillement son front, frôlant avec le plus de délicatesse possibles les fines entailles qui y figurent. Il ne devrait pas être dans cet état. Un jour où je ne l'accompagne pas et voici le résultat. Peine. Tristesse. Bon sang Riza, reprends toi! Il est vivant ton colonel non? Alors pourquoi toujours t'en vouloir à mort? Vous ne pouvez pas comprendre. Que puis-je faire d'autre si ce n'est attendre qu'il ouvre les yeux, ou encore que l'un des médecins ne vienne me trouver et m'annonce ce diagnostic que je redoute tant? Oui, parce qu'il est inutile de se faire quelconques illusions: là, il en a certainement pour plusieurs semaines. Si ce n'est plusieurs mois. Un frisson me parcourt l'échine et me fait hausser les épaules. Et puis cette main. Je ne peux me résigner à jouer la femme brusque dans ce genre de situation. Non. Mieux vaut apaiser ses maux, mieux vaut essayer de trouver une explication rationnelle dans le silence. Cependant quelque chose me perturbe: où se trouve donc le coupable de cet attentat? Car oui, de mon point de vue, il s'agit bien là d'un acte grave, qui devra faire comparaitre le coupable devant les autorités... du moins, s'il ne décède pas avant suite à une malencontreuse confrontation. Cette pensée me force à froncer les sourcils. Oui... il payera. Roy est la seule personne qu'il me rester réellement de mon passé, de cette vie qui je tente en vain d'effacer. Mais pas lui. Il ne doit pas disparaitre avant moi. Des yeux qui s'ouvrent sur un monde nouveau. Le moment attendu. Roy a enfin rouvert les yeux. Imbécile. Tant de choses que je voudrais lui dire mais que je me contente d'uniquement penser. M'emporter ne donnerait aucun résultat. Depuis le temps j'ai appris à faire attention à mes gestes... sans pour autant toujours parvenir à les contrôler. Nous nous regardons dans les yeux, lui semblant vouloir me dire quelque chose. Dans ma tête les idées se bousculent. Par où faut-il que je commence? Quelle question précise me faut-il poser et surtout... oui surtout... comment se sent-il? Plongée dans un monde autre du nôtre, je ne peux détacher mes iris des siennes, attendant tranquillement qu'il daigne enfin parler, qu'il prononce au moins un mot. Histoire que je vois si aucun traumatisme n'est a déclarer aussi. Ce serait quand même embêtant. Figés. Voilà ce que nous sommes. « Ah... Vous vous sentez bien ? » Je sursaute et tourne la tête vers l'arrière, à la fois perturbée par le regard que ne cesse de m'adresser Roy et la venue de cette infirmière. Pas eu le temps de faire le vide dans mon esprit. Mais enfin voyons! S'il est dans un lit en ce moment et dans un endroit pareil, c'est qu'il ne va pas bien. Je laisse alors mes yeux vagabonder jusqu'au badge qu'elle porte sur le haut de sa blouse. Infirmière hein. Un imperceptible soupir s'échappe une seconde fois de ma bouche. C'est certain: la route est encore longue.

« Après un rapide diagnostique, il a deux côtes cassées et de nombreuses blessures internes. Ça va mettre un peu de temps à guérir. Je ne suis pas médecin, mais je dirais un mois et-demi, voire deux mois. » Eh bien puisque vous n'êtes pas médecin, taisez-vous. C'est bien ce que j'ai envie de lui répondre. Pourtant je vais me contenter de lui sourire. Donnons une bonne image de l'armée et ne perdons pas de vue qu'elle n'y est pour rien dans tout ça. L'un de ces putains de faux sourires. Et puis je ne trouve rien à lui dire, toujours quelque peu courroucée par le pourquoi du comment nous en sommes arrivés là. Un dernier petit regard complice et elle sort aussi vite qu'elle est entrée, partant avec un bloc de papiers à la main. Mes yeux se posent devant sur le visage de Roy. La main. J'ai la main posée sur son front depuis le début. Hm tiens d'ailleurs... loin de moi l'envie de plaisanter dans un moment pareil mais: étonnant qu'il n'ait pas tenté de jouer les gros bras devant cette jeune fille. Quoique... son état ne porte pas non plus à l'éloge. L'égo des hommes n'a vraiment pas d'égal. J'ai mal pour lui. Pourquoi lui et pas moi?! Voyant un air de surprise et d'étonnement sur le visage de mon supérieur. La Riza froide et insensible se transforme t-elle en petit papillon? Il peut bien rêver: jamais de la vie! Le but à atteindre. Il ne faut pas perdre de vue CE but. Ses doigts sur les miens. Sa main recouvrant la mienne. Dubitative, je fais descendre le regard jusqu'à ce rassemblement, intriguée. Aurait-il seulement perdu la raison pour se comporter ainsi après m'avoir causé une telle frayeur? Il me semble que de légères petites rougeurs viennent trouver refuge sur mes joues, tandis que la tiédeur de sa peau me fait frissonner.

Un sourire. C'est donc tout ce qu'il est capable de faire, là? D'un côté, me voilà soulagée de le voir réveillé -bien que je me prenne à penser que le regarder se reposer et des plus reposant-. Le fixant de mes grands yeux, je ne compte pas démordre: il faudra qu'il m'explique. Un simple voyage et regardez un peu dans quel état il me revient. Non, vraiment... je peine à penser qu'il ne sera jamais en réelle sécurité. Tandis que mes pupilles le scrutent, l'observent attentivement, les battements de mon se calment. Ce qu'il ne faut pas faire pour un supérieur tout de même. Que faut-il seulement faire pour qu'il comprenne? Que me faut-il faire pour qu'il prenne enfin plus soin de lui? Soupir. Autant dire qu'il n'y a aucune solution à ce questionnement. Jouer le bellâtre devant les femmes, pour ça il sait s'appliquer; mais après... Enfin en même temps il s'agit bien là de Roy. Impossible de me me défaire de ces regrets, de ce sentiment de culpabilité qui ne semble pas prêt à prendre le large. Pourtant il est en vie, je devrais être soulagée et me dire que cela n'arrivera plus. Je devrais oui. Mais non. Se sentir coupable de la sorte est certes handicapant mais... dîtes-vous que j'ai failli à ma mission. Le colonel mort et je n'ai plus de raison de vivre. Plus cette petite étincelle qui anime tant mon coeur, autant dans le fond que sur la forme. Dis quelque chose Riza. Ne le laisse surtout pas te fixer avec ces yeux là. Mais lui dire quoi? Mis à part me morfondre pour le moment, je ne suis capable de rien d'autre. Et puis le voilà piteusement amoché, de quoi me donner encore plus la haine, de quoi me rendre chèvre et me faire regretter cette absence. Mais lui. Lui il sourit. Tel un imbécile, il sourit. « Désolé... » Pardonner. Cette fois je ne peux me permettre un écart. Sortir mon arme? Non. Lui répondre froidement alors? C'est certain qu'il n'y échappera pas. Je me contente donc de dégager sa main, libérant la mienne de son emprise. Un air sévère se dessine. « Pardonner ne sert à rien... si aucun changement n'est constaté. » Combien de fois l'ais-je pardonné et combien de fois m'a t-il refait le même tour. Le pointer avec mon arme, là c'est tout ce que j'ai envie de faire... mais pourtant j'ai ma part de responsabilité dans cette histoire. Ne pas lui montrer. Maintenant qu'il est réveillé et sortit d'affaire... il ne faut pas que je laisse transparaître mes émotions. « Soyez certain que je m'occuperez de votre cas quand vous serez en meilleure santé. » Plus froid tu crèves. Un geste en trop. Plus fort que moi, j'empoigne alors rapidement le col de son haut, le regardant bien dans les yeux. « Savez-vous seulement dans quel état d'esprit j'étais en vous trouvant arrangé comme ça? Dans quel pétrin vous êtes-vous encore fourré?! » mon ton se fait autoritaire. Cacher des émotions par la colère, ça peut aussi fonctionner. « Vous ne prendrez plus jamais le train seul. Et s'il me faut vous tenir en laisse je n'hésiterais pas! » « Qui vous a mis dans un état pareil? Que s'est-il passé? » Agir comme ça n'est pas correct. Parler comme ça à un supérieur n'est pas correct non plus. Mais à défaut d'exploser, mieux vaut raisonner de cette façon. « Deux côtes de cassées et vous risquez de mettre plus de deux mois à vous en remettre. Vous allez prendre du retard sur votre travail. » Dédaigneuse, je relâche alors mon emprise, m'essuyant le front. Il doit avoir mal, mais peu importe: si on ne souffre pas, on ne peut apprendre de ses erreurs.
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MessageSujet: Re: Une erreur pareille ne peut m'être pardonnée ▄ Roy ~   Ven 11 Mar - 19:34


    Flap, flap, flap... PAN !
    -Mouhahaha !


    Elle retira sa main. Il ferma les yeux et soupira longuement. Elle ne changeait décidément pas et cachait ses émotions par la colère. Elle le saisi par le col et il fut étonner de sa... Violence. Etait-ce seulement le mot ? Cependant, elle le força à se redresser, choses que ses côtes n'aimèrent franchement pas. Roy écarquilla les yeux de douleur. C'était cruel de sa part de le faire souffrir encore plus. Il la força à relâcher son emprise sur lui et retomba dans les couvertures, le coeur battant. Jamais il n'avait eut aussi mal de sa vie. Le Fullmetal l'avait bien arrangé. Si bien que le colonel allait longuement lui en vouloir. Des éclairs dansaient devant ses yeux. Il souffla longuement, histoire de retrouver une vision autre que floue. Le colonel redressa ensuite la tête vers sa lieutenante qui n'avait pas bougé. Bien, bien, elle gardait un caractère froid et sévère avec lui. Franchement, un de ces jours, il faudra bien qu'elle laisse tomber cette couverture qui atténuait son bon côté. D'ailleurs, lui aussi devait laisser couler son tempérament irresponsable ; histoire de lui laisser le temps de souffler. Il n'était pas vraiment comme ça. Mais là, pas vraiment le temps de s'attarder sur des détails aussi inutiles qu'eux. Dans quel pétrin il s'était encore fourré ? Pour les choses dans ce genre il était... Très doué. Il fallait l'avouer. Et ça avait le don de le mettre dans des situations improbables et de regretter ses choix. Mais il était comme ça ! On y pouvait rien ! Lui qui n'aimait pas tellement la précipitation se laissait tout de même parfois emporter dans son élan... Parfois ? Trop souvent, même. Et cela exaspérait au plus haut point sa lieutenante. Mais... Si cela lui déplaisait pas, pourquoi ne se plaignait-elle pas, dans ce cas ? Peut-être du respect ? Ces derniers temps ; on avait tendance à lui en porter à la légère, trouvait-il. Mais ne nous attardons pas, voulez-vous ? Le colonel répondit simplement ; sans trop se presser :

    - Il y a eut un attentat dans ce train.

    Voilà, il devenait direct. Si c'était ça qu'on voulait... Vous allez être servi, mes petits amis ! Le Roy sérieux qu'on ne connaissait que trop mal. Oh que oui, on ne le connaissait pas assez, ce Roy-là. Mais... Le colonel était-il sérieux ? Dur de l'admettre, mais non. Du moins, quand il l'était, il se faisait passer pour un imbécile.

    - Des Ishbals ont attaqués le train. Ils étaient une bonne dizaine, je pense, continua-t-il en la regardant une nouvelle fois dans les yeux. Le Fullmetal était avec moi dans ce train. A nous deux, nous sommes parvenu à maîtriser la situation... Mais...

    Il savait que Riza n'aimait pas les " mais " qui ne présageaient rien de bon. Tout comme lui d'ailleurs. Il préféra se taire sur le sujet du Fullmetal, mais ce-dernier allait subir le retour des flammes, croyez le colonel ou non ! Il ferma un petit instant les yeux pour réfléchir à ce qu'il allait dire.

    - Les Ishbals m'ont écartés du Fullmetal. Je me suis fait coincé à sept contre un... Ou six, je ne sais plus... Et puis, ils m'ont laissés pour mort sur la voix. Une histoire de vengeance ; il me semble. Ce n'était pas bien clair. Du moins, disons que j'étais un peu occuper à rester en vie qu'à les écouter.

    Il soupira simplement. Il n'était pas trop d'humeur ; aussi. De plus, sa faiblesse grandissant le rendait de moins en moins patient et un mal de crâne commençait à le titiller... Cependant, il résistait pour ne pas laisser paraître son mal à sa lieutenante et faisait donc comme elle ; cachant ce qu'il ressentait dans une impassibilité qui en exaspérait plus d'un. Ce n'était pas sa spécialité, mais le peu de fois qu'il faisait ce genre de choses, il réussissait bien. Mais il savait qu'il allait en falloir plus pour tromper la lieutenante. Beaucoup plus. Mais il n'aimait pas mentir à répétitions. Roy regarda le plafond.

    - Je ne sais pas ce qu'il est advenu du Fullmetal, mais la prochaine fois que vous le voyez, transmettez-lui mes salutations les plus froides possible pour m'avoir laissé en plan alors que je me faisais " tuer "...

    Non, tout simplement une bonne paire de baffes suffirait pour retranscrire la rancœur du colonel envers son " protégé " (?). Si l'on pouvait encore appeler ça un protégé. Le Flame Alchemist se tourna une nouvelle fois vers sa lieutenante et ajouta, avec un sourire taquin :

    - Quant au retard prit sur mon travail... Je compte bien le rattraper. Mais après avoir régler une petite affaire... Hum ! J'ai l'air d'un imbécile, décidément...

    Il ne sourit pas. Pas le temps. Pas l'humeur. Pas l'envie. Pas envie surtout de se faire une nouvelle fois rabrouer. Et il était sûr que la lieutenante allait approuver l'avant-dernier mot qu'il avait prononcé. Il se contenta de passer une main lasse sur son visage. Oui, il avait franchement l'air d'un crétin. D'un pitoyable abruti. Il était sceptique quant à l'humeur de sa lieutenante. Mais il ferait mieux de s’inquiéter de son état général. Et puis, il comptait bien quitter l'hôpital plus tôt, comme à son habitude. Bah oui, quoi, dès qu'il était hospitalisé, il avait la fâcheuse manie de... quitter l'hôpital avant la fin du traitement pour retourner au travail. Bien qu'il se dévouait corps et âme à sa carrière, il savait que cette fois-ci, Roy n'allait pas sur-estimer ses forces, comme il le faisait d'habitude. Il ôta les doigts de ses joues et réfléchit. Le Fullmetal allait, quant à lui, continuer sa quête ; comme s'il n'avait rien fait à son supérieur. Ouais bah, il allait payer cher ! Assez cher, même. Mais l'heure n'était pas à la vengeance, mais à la guérison de la négligence. Maintenant bien réveillé, les méninges du colonel fonctionnaient à plein régimes.

    Flaaaaaaaap !
    -HEIIIN ?! Il est encore vivant, ce foutu pigeon ?! .______.


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MessageSujet: Re: Une erreur pareille ne peut m'être pardonnée ▄ Roy ~   Dim 13 Mar - 14:46



“ me cacheriez-vous quelque chose? „
Il existe bien des regards. Il en existe tellement qu'il est maintenant plus aisé de se perdre sur le visage de quelqu'un que dans un interminable labyrinthe. Silencieuse, je me contente de continuer à le nourrir, prenant garde de ne pas me salir au passage. Tâcher mon uniforme serait bien embêtant. Et puis il y a ses yeux. C'est lassant de voir comme il m'observe. Cette question. Pourquoi s'empresse t-il de revenir dessus? Sans réellement m'en rendre compte, je laisse mes yeux descendre jusqu'à l'assiette, ne trouvant rien à ajouter. Regarde un peu dans quoi tu t'es fourrée Riza. Il va se faire des idées, maintenant il faut que tu assumes. Oui mais d'ailleurs... qu'ai-je voulu lui dire tout à l'heure, bien avant que l'infirmière ne fasse son apparition? Allez ma vieille, trouve une fin à ta phrase. De toute façon, tu ne peux pas descendre plus bas. En arriver à adopter un comportement aussi puéril avec son supérieur. Non mais décidément: par moment je me demande vraiment ce qui me passe par la tête. Certes la peur y est pour grand chose, mais je ne peux me permettre de tout lui mettre sur le dos. Après tout, si j'avais fait mon travail, nous n'en serions pas là. « … je tenais juste à vous dire que même si votre repos prend un mois... prenez congé un mois. Dans le pire des cas, je réglerai ces affaires de papiers. » Riza. Mais tu es tombée sur la tête ou quoi? C'est son travail, pas le tien et tu dois bien te fourrer ça dans le crâne! Relevant les yeux jusqu'à son visage, je le trouve alors plongé dans de profondes pensées. Agréables? Noires? Qu'est-ce que j'en sais moi. Et puis de toute façon, ses pensées m'importent peu, tant qu'il garde la tête sur les épaules. Mais cette guerre. Cette guerre d'Ishbal qui a fait tant de ravages... Sans pouvoir réellement expliquer pourquoi ni comment, je me mets à y repenser aussi, renforçant la prise sur la fourchette. La nourriture doit être dégoûtante. Arrêtons le massacre tout de suite. Sans prononcer rien de plus, je pose l'assiette sur le plateau et soupire. « J'aimerais que vous vous reposiez. Le repos est la solution à tous les maux. » C'est vrai. Enfin, pas tout à fait. Pas quand on peut avoir des idées aussi noires que celle de ce cher Mustang. Douloureuse plaie qui ne se refermera jamais. Doucereuse plutôt. Sans demander mon reste, je me lève et pars en direction de cette grande fenêtre qui se trouve devant nous. Combien de temps va durer sa convalescence? Combien de temps me faudra t-il attendre pour le voir réaffecter son bureau? Envie de le torturer et de le tuer à la tâche? Ma foi, c'est une solution qui pourrait être agréable. Hm. C'est que mine de rien, ça va me manquer de ne plus le voir franchir cette porte. De ne plus l'entendre se plaindre. Mais également de ne plus pouvoir le rappeler à l'ordre dés qu'il m'est possible de le faire. Les autres peuvent bien penser ce qu'ils veulent: derrière cette apparence glaciale se cache une femme qui a peur pour son prochain. Pourquoi est-ce que j'ai l'impression de me répéter sans cesse? De toujours revenir sur les mêmes idées? Voilà qui est fort embarrassant. Ne m'a t-il pas confié tout à l'heure, que le Full Metal l'avait laissé tomber, le faisant passer pour mort? Qu'a-t-il bien pu se passer dans la tête d'Edward? Laisser un supérieur en danger -bien qu'il soit lui aussi alchimiste d'état-, est une faute grave. Le connaissant, je peine à croire qu'il soit parti sans réelle urgence. Non, il s'est forcément passé quelque chose entre deux. « Etonnant qu'Edward vous ait laissé tomber. » Une phrase qui sort sans que je m'en rende vraiment compte. En vérité je suis absorbée par mes pensées. Tellement absorbée que j'en oublierais presque la présence du blessé. « Ce n'est pourtant pas dans ses habitudes. » Les sourcils froncés, je tente en vain de trouver une explication rationnelle. Oui, c'est ça. Il y a forcément une explication qui tient la route. Se pourrait-il que Roy lui ait fait mal sans s'en rendre compte? Ou alors Edward aurait-il repéré un Alphonse en danger. Non. Tout ça ne tient pas vraiment la route. Pourtant... je ne vois rien d'autre.

Tout en revenant à moi, je me tourne vers Roy, le fixant à mon tour d'un regard curieux. « Dans tous les cas, rétablissez-vous au mieux. » et s'il ne revient jamais hein? Tu y as pensé ça Riza? Les côtes cassées. Assurément qu'il sera fragilisé maintenant! Tu te rends compte que ça impliquera encore plus de prudence de ta part? Qu'il te faudra encore plus veiller sur lui? Mais moi, j'aime mon métier. Pour rien au monde je ne changerais de vocation. Le colonel est certes gamin, mais il sait reconnaître les choses à leur juste valeur. Il aura juste fallut qu'il parle mal au Full Metal pour que se dernier le laisse tomber comme une vieille chaussette. Mais enfin, passons. « Cet attentat ne restera pas vain, nous rattraperons les coupables. » Les Ishbal. Mais bon Dieu, qui peut leur en vouloir après tout? C'est nous qui avons détruit leur famille. Nous qui avons fait de leur vie un chaos. Nous qui n'avons rien trouvé de mieux que d'en exterminer le plus possible. Alors après avoir osé tuer des gens... ne faut-il pas se résoudre à mourir? Je me chargerai personnellement d'eux lorsque le moment sera venu. Qu'ils n'approchent pas ceux avec qui je me sens bien. Qu'ils ne leur vienne pas à l'idée de se débarrasser de ces personnes qui sont si chères à mes yeux. D'un accord commun, je reviens vers mon supérieur et pose le regard sur la table de chevet. Des cachets? Je n'ai même pas vu l'infirmière les déposer là tout à l'heure. « On dirait bien que vous allez avoir le droit à toute une panoplie de pilules. » Pauvre de lui. Mais c'est pour son bien non? Un éclair me traverse soudainement la tête, mes yeux s'écarquillent et un mauvais geste déverse les cachets à même le sol. Qu'est-ce qui m'est arrivé? Son regard. Je n'aurais jamais dû le regarder comme ça. Un frisson me parcourt l'échine et je m'abaisse pour aller à la rencontre de ces pastilles multicolores. « Pardonnez-moi. » Pardon pour avoir renversé les cachets, et nous pour ce regard que nous nous adressions. Pardon pour être aussi froide et dure. Mais je n'ai pas le choix. C'est ainsi et pas autrement. Pour comble de tout, il aura fallut que ces saloperies tombent en dessous du lit! Plissant les yeux, je me mets alors à quatre pattes et envisage de passer la tête en dessous, priant pour que Roy ne s'agite pas à ce moment là. * Mais quelle gourde tu fais Riza. Vraiment! Quelle gourde! * C'est devant des pensées précipitées que je pense me retirer et... me cogne finalement le haut du crâne contre l'acier. Un petit sourire gêné se dessine sur mes lèvres, avant d'effectivement me redresser et me frotter la tête. * Ah bah j'ai fière allure! * Il doit sûrement avoir posé un regard moqueur sur moi. Il doit se moquer. Moi en bonne idiote, je n'ose vraiment plus croiser le sien, m'empressant de replacer les cachets dans leur boîte.


Dernière édition par Riza Hawkeye le Dim 20 Mar - 12:56, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Une erreur pareille ne peut m'être pardonnée ▄ Roy ~   Dim 13 Mar - 19:17



    -T'es encore là ?
    Cui !


    La lieutenante repassa sa main sur la joue du colonel. Il trouva ça étrange, d'ailleurs, cette soudaine tendresse. Mais il ne s'en plaignait pas : elle avait bien le droit, après tout, après une telle frayeur. Disons carrément que c'était de la faute de Roy. Si il avait fait un peu plus attention à lui, il n'en serait sûrement pas là, surtout s'il avait fait taire cet Ishbal, qui avait tout fait chambrer ! Il s'en voulait pour ce qu'avait apprit le Fullmetal. Il s'en voulait tout court. Il en voulait à la vérité. Le Flame Alchemist la laissa faire, plongé dans de sombres pensées. D'ailleurs... Comment lui dire qu'il avait tué le couple de médecins pendant la guerre. Non, il ne fallait pas lui le sortir comme ça.

    « Permettez-moi juste de vous dire que... »

    Pas le temps de finir : la porte s'ouvre et une jeune infirmière arrive, armé d'un plateau. Enfin, armé n'est pas vraiment le mot. Pas vraiment. La nourriture de l'hôpital était réputée pour son mauvais goût et voici le pauvre colonel obligé d'en manger. Lui dire quoi ? La curiosité de Roy fut piquée. Riza se leva et se dirigea vers la jeune femme et prit le plateau dans ses mains, pendant que l'autre détalait. Le devoir devait l'appeler... Hawkeye revint vers lui avec un sourire tendre. Enfin ! elle laissait au loin ce comportement froid et insensible. Roy allait peut-être enfin pouvoir se reposer un peu sans être torturer par la pensée de l'image de son lieutenant dans une colère effrayante quand il verra cette montagne de papiers sur son bureau. Il hésita à laisser partir un sourire et son regard s'arrêta sur la viande de l'assiette. Étrange consistance, avait-il envie de dire, mais il se retint. Il la regarda couper l'aliment puis le piquer sur une fourchette qu'elle tendit vers sa bouche.

    « Mangez. Avec le sang que vous avez perdu, vous avez besoin de reprendre des forces. Et puis il serait dommage de vous perdre maintenant alors... ouvrez la bouche. »

    Roy fut déconcerté. Il n'imaginait pas ça. Il trouvait surtout bizarre qu'on lui donne à manger. Surtout elle. Mais son ton se faisait sans appel et il s'exécuta. C'est vrai qu'il avait perdu du sang, mais quand même... Il mâcha la cuistance qui n'avait pas un fort bon goût. Cependant, il y avait cette deuxième phrase : il serait dommage de vous perdre maintenant alors... Il haussa un sourcil, mais ne laissa rien paraître de la résonance que prenait cette phrase dans son esprit. Il ne dit rien. Il préféra ne rien dire, plutôt, histoire de ne pas proférer une bourde, disons.

    -Lieutenant... commença-t-il entre deux bouchées. Que voulez-vous me dire tout à l'heure ?

    Son regard se faisait insistant, tellement qu'il pourrait mettre n'importe qui mal à l'aise. Le colonel attendit patiemment la réponse en ruminant de sombres pensées qui le hantaient depuis beaucoup de temps déjà. Ces pensées qui l'empêchaient de dormir. Ces pensées noires ; tellement noires... Pas une seule lueur de lumière ne traînait dans son esprit et ce depuis Ishbal. Que des peurs qui le torturaient silence, qui lui pourrissaient ses nuits et qui lui ruinaient tout ses souvenirs. La guerre est horrible, tout le monde le sait et eux deux plus que quiconque d'autre dans cet hôpital...

    -Hum...
    Cui ?


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MessageSujet: Re: Une erreur pareille ne peut m'être pardonnée ▄ Roy ~   Dim 20 Mar - 12:57



“ me cacheriez-vous quelque chose? „
Il existe bien des regards. Il en existe tellement qu'il est maintenant plus aisé de se perdre sur le visage de quelqu'un que dans un interminable labyrinthe. Silencieuse, je me contente de continuer à le nourrir, prenant garde de ne pas me salir au passage. Tâcher mon uniforme serait bien embêtant. Et puis il y a ses yeux. C'est lassant de voir comme il m'observe. Cette question. Pourquoi s'empresse t-il de revenir dessus? Sans réellement m'en rendre compte, je laisse mes yeux descendre jusqu'à l'assiette, ne trouvant rien à ajouter. Regarde un peu dans quoi tu t'es fourrée Riza. Il va se faire des idées, maintenant il faut que tu assumes. Oui mais d'ailleurs... qu'ai-je voulu lui dire tout à l'heure, bien avant que l'infirmière ne fasse son apparition? Allez ma vieille, trouve une fin à ta phrase. De toute façon, tu ne peux pas descendre plus bas. En arriver à adopter un comportement aussi puéril avec son supérieur. Non mais décidément: par moment je me demande vraiment ce qui me passe par la tête. Certes la peur y est pour grand chose, mais je ne peux me permettre de tout lui mettre sur le dos. Après tout, si j'avais fait mon travail, nous n'en serions pas là. « … je tenais juste à vous dire que même si votre repos prend un mois... prenez congé un mois. Dans le pire des cas, je réglerai ces affaires de papiers. » Riza. Mais tu es tombée sur la tête ou quoi? C'est son travail, pas le tien et tu dois bien te fourrer ça dans le crâne! Relevant les yeux jusqu'à son visage, je le trouve alors plongé dans de profondes pensées. Agréables? Noires? Qu'est-ce que j'en sais moi. Et puis de toute façon, ses pensées m'importent peu, tant qu'il garde la tête sur les épaules. Mais cette guerre. Cette guerre d'Ishbal qui a fait tant de ravages... Sans pouvoir réellement expliquer pourquoi ni comment, je me mets à y repenser aussi, renforçant la prise sur la fourchette. La nourriture doit être dégoûtante. Arrêtons le massacre tout de suite. Sans prononcer rien de plus, je pose l'assiette sur le plateau et soupire. « J'aimerais que vous vous reposiez. Le repos est la solution à tous les maux. » C'est vrai. Enfin, pas tout à fait. Pas quand on peut avoir des idées aussi noires que celle de ce cher Mustang. Douloureuse plaie qui ne se refermera jamais. Doucereuse plutôt. Sans demander mon reste, je me lève et pars en direction de cette grande fenêtre qui se trouve devant nous. Combien de temps va durer sa convalescence? Combien de temps me faudra t-il attendre pour le voir réaffecter son bureau? Envie de le torturer et de le tuer à la tâche? Ma foi, c'est une solution qui pourrait être agréable. Hm. C'est que mine de rien, ça va me manquer de ne plus le voir franchir cette porte. De ne plus l'entendre se plaindre. Mais également de ne plus pouvoir le rappeler à l'ordre dés qu'il m'est possible de le faire. Les autres peuvent bien penser ce qu'ils veulent: derrière cette apparence glaciale se cache une femme qui a peur pour son prochain. Pourquoi est-ce que j'ai l'impression de me répéter sans cesse? De toujours revenir sur les mêmes idées? Voilà qui est fort embarrassant. Ne m'a t-il pas confié tout à l'heure, que le Full Metal l'avait laissé tomber, le faisant passer pour mort? Qu'a-t-il bien pu se passer dans la tête d'Edward? Laisser un supérieur en danger -bien qu'il soit lui aussi alchimiste d'état-, est une faute grave. Le connaissant, je peine à croire qu'il soit parti sans réelle urgence. Non, il s'est forcément passé quelque chose entre deux. « Etonnant qu'Edward vous ait laissé tomber. » Une phrase qui sort sans que je m'en rende vraiment compte. En vérité je suis absorbée par mes pensées. Tellement absorbée que j'en oublierais presque la présence du blessé. « Ce n'est pourtant pas dans ses habitudes. » Les sourcils froncés, je tente en vain de trouver une explication rationnelle. Oui, c'est ça. Il y a forcément une explication qui tient la route. Se pourrait-il que Roy lui ait fait mal sans s'en rendre compte? Ou alors Edward aurait-il repéré un Alphonse en danger. Non. Tout ça ne tient pas vraiment la route. Pourtant... je ne vois rien d'autre.

Tout en revenant à moi, je me tourne vers Roy, le fixant à mon tour d'un regard curieux. « Dans tous les cas, rétablissez-vous au mieux. » et s'il ne revient jamais hein? Tu y as pensé ça Riza? Les côtes cassées. Assurément qu'il sera fragilisé maintenant! Tu te rends compte que ça impliquera encore plus de prudence de ta part? Qu'il te faudra encore plus veiller sur lui? Mais moi, j'aime mon métier. Pour rien au monde je ne changerais de vocation. Le colonel est certes gamin, mais il sait reconnaître les choses à leur juste valeur. Il aura juste fallut qu'il parle mal au Full Metal pour que se dernier le laisse tomber comme une vieille chaussette. Mais enfin, passons. « Cet attentat ne restera pas vain, nous rattraperons les coupables. » Les Ishbal. Mais bon Dieu, qui peut leur en vouloir après tout? C'est nous qui avons détruit leur famille. Nous qui avons fait de leur vie un chaos. Nous qui n'avons rien trouvé de mieux que d'en exterminer le plus possible. Alors après avoir osé tuer des gens... ne faut-il pas se résoudre à mourir? Je me chargerai personnellement d'eux lorsque le moment sera venu. Qu'ils n'approchent pas ceux avec qui je me sens bien. Qu'ils ne leur vienne pas à l'idée de se débarrasser de ces personnes qui sont si chères à mes yeux. D'un accord commun, je reviens vers mon supérieur et pose le regard sur la table de chevet. Des cachets? Je n'ai même pas vu l'infirmière les déposer là tout à l'heure. « On dirait bien que vous allez avoir le droit à toute une panoplie de pilules. » Pauvre de lui. Mais c'est pour son bien non? Un éclair me traverse soudainement la tête, mes yeux s'écarquillent et un mauvais geste déverse les cachets à même le sol. Qu'est-ce qui m'est arrivé? Son regard. Je n'aurais jamais dû le regarder comme ça. Un frisson me parcourt l'échine et je m'abaisse pour aller à la rencontre de ces pastilles multicolores. « Pardonnez-moi. » Pardon pour avoir renversé les cachets, et nous pour ce regard que nous nous adressions. Pardon pour être aussi froide et dure. Mais je n'ai pas le choix. C'est ainsi et pas autrement. Pour comble de tout, il aura fallut que ces saloperies tombent en dessous du lit! Plissant les yeux, je me mets alors à quatre pattes et envisage de passer la tête en dessous, priant pour que Roy ne s'agite pas à ce moment là. * Mais quelle gourde tu fais Riza. Vraiment! Quelle gourde! * C'est devant des pensées précipitées que je pense me retirer et... me cogne finalement le haut du crâne contre l'acier. Un petit sourire gêné se dessine sur mes lèvres, avant d'effectivement me redresser et me frotter la tête. * Ah bah j'ai fière allure! * Il doit sûrement avoir posé un regard moqueur sur moi. Il doit se moquer. Moi en bonne idiote, je n'ose vraiment plus croiser le sien, m'empressant de replacer les cachets dans leur boîte.
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MessageSujet: Re: Une erreur pareille ne peut m'être pardonnée ▄ Roy ~   Dim 20 Mar - 16:37

| Parce que je suis un méchant colonel ; j'ai changé mon dernier post. Je ne l'aimais pas trop. Je préfère aborder le sujet en douceur pour moins te bloquer (: Aussi, je me permets de dire que tes goûts musicaux sont très beaux. |

Quand je repense à mon passé, j'en ais des frissons.

Prendre du repos. Bonne idée, tiens. Par contre, l’idée qu’elle s’occupe elle-même des papiers l’embêtait légèrement. Pourquoi le faire elle-même. C’était le travail de Roy et non le sien. En même temps, vu le retard qu’il avait prit. Disons que le fait de signer ces papiers lui procurait un ennuie incroyable. C’est pour ça qu’il faisait autre chose. Mais il fallait le comprendre ! Rester une ; ou même deux journées entière enfermé dans un bureau était tout sauf une bonne journée !

« Etonnant qu’Edward vous ait laissé tomber. »

Quelque part, ce n’était pas vraiment étonnant, vu la relation qu’entretenaient le colonel et le Fullmetal. A toujours s’envoyer des vents ; alors que l’un tenait d’aider l’autre. C’était étrange d’y penser maintenant, mais Roy remarqua que le jeune homme ne lui avait jamais rendu la pareille.

« Ce n’est pourtant pas dans ses habitudes. »

Mais bon, il aurait put le faire quand même. On ne sait jamais ce qu’il se passe dans sa tête, à celui-là. Roy esquissa un sourire amusé à cette pensée. En tout cas, ça lui avait suffit pour le moment ; il ne voulait plus entendre parler d’Edward pendant un certain temps. Ensuite, il improviserait. Mais pas seul.

« En tout cas, rétablissez-vous au mieux. »

Il n’y manquerait pas. Mais quelque chose lui disait qu’il allait mettre les voiles de cet hôpital dans peu de temps, bien avant la fin de son traitement ; malgré l’avertissement clair que lui avait envoyé sa lieutenante. A chacun ses raisons ; comme qui dirait. Roy, lui, en avait une bonne en tête. Il regarda une dernière fois sa lieutenante avant de soupirer. Quelle histoire.

« Cet attentat ne restera pas vain, nous rattraperons les coupables. »

Pas besoin. Ils n’allaient sûrement pas revenir avant un certain temps dans la ville, après avoir croisé la route d’un Fullmetal furax. En même temps ; si ce n’était pas l’un qui avait manqué de tuer le colonel ; c’était l’autre. Le Flame Alchemist détacha son regard de la jeune femme pour le poser sur les cachets qu’elle ne semblait pas avoir remarqué. Aïe. Il y en avait un bon petit nombre. Hum … La prochaine fois qu’il croiserait le directeur d’un établissement de soins ; il lui collerait un procès pour droguerie illégale.

« On dirait bien que vous allez avoir droit à toute une panoplie de pillules. » constata-t-elle ensuite.

Lui, il aurait bien rajouter un « malheureusement ». Il se retint. Il reposa son regard sur sa lieutenante, silencieux. Un éclair traversa le sien ; et d’un geste plus ou moins louche ; elle fit tomber les cachets par terre. Il haussa un sourcil. Merde ; elle les ramassait. Dommage. S’il y avait eut ne serait-ce qu’un seul moyen pour faire disparaître ces choses ; il aurait sauté sur l’occasion. Enfin bon, baste. Riza se pencha pour les ramasser, mais remarqua qu’ils étaient tombés sous le lit. La tireuse d’élite dû se mettre à quatre pattes pour pouvoir les ramasser. Le colonel attendit qu’elle se redresse ; au bord du fou rire, quand elle se cogna la tête sur une barre en acier du lit. Ca, c’était un peu moins drôle, par contre. Gênée, elle se rassit en évitant de croiser son regard. Elle replaça les cachets dans leur boîte.

« Ca va allez ? » demanda-t-il en essayant de retenir son fou rire du mieux qu’il pouvait.

Non, c’était pas vraiment le moment de se moquer de Riza. Mais l’originalité de la situation rendait ses efforts vains. Beaucoup trop vains ; même. Il explose alors d’un rire libérateur ; qui lui fit étrangement beaucoup de bien. Il rit pendant quelques minutes, la main sur la bouche, avant de se reprendre assez lentement.

« Excusez-moi, je n’ai pas put m’en empêcher. »

Roy étouffa un dernier rire. Quelle idée d’exploser ainsi ; imposant une lourde tâche à ses côtes déjà souffrantes ? Peu importe. Il s’en fichait, après tout. Cependant la raison pour laquelle Edward l’avait laissé dans cet état lui revint en mémoire. Il baissa son regard vers les médicaments sans trop savoir pourquoi.

« Lieutenant, vous rappelez-vous de ce couple de médecins mort pendant la guerre ? » demanda-t-il simplement.

Oui, il allait tout lui dire. Peu importait les conséquences. Il fallait qu’elle sache.
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MessageSujet: Re: Une erreur pareille ne peut m'être pardonnée ▄ Roy ~   Lun 15 Aoû - 12:46

| Ne t'en fais pas, ce n'était même pas le post qui me bloquait, mais bien le temps qui me manquait, l'inspiration aussi parfois, voire même le courage qui n'y était pas -pourtant Dieu sait que j'adorais et adore encore ce sujet que nous faisions avancer petit à petit...-. Heureusement que tu es patient, parce qu'entre nous là, je me suis un peu plus que ridicule de mettre cinq mois à répondre. Peu de personnes auraient eu le courage d'attendre (moi la première) et se seraient certainement posées des questions. En bref, je suis sincèrement désolée de ce temps t'attente, je peux t'assurer que ça n'arrivera plus. Aussi, j'espère que tu ne m'en veux pas trop et que tu sauras me pardonner -même si je dois bien avouer que je m'exprime à cette heure de manière bien peu aisée-. Pour dire vrai, entre deux j'avais tellement honte d'accumuler du retard sur ce post (et de toujours te dire que je répondrai en fin de soirée, en journée et que finalement ça n'arrivait pas) que j'ai pensé à me désinscrire pour laisser place à une autre Riza. Si cependant tu estimes que je ne suis pas assez active pour être aux côtés de Roy, et que tu souhaites me remplacer; ne t'en fais pas et dis le, je comprendrais parfaitement. J'ai joué à l'idiote et je récolte ce que j'ai semé. Ah et puis aussi, tant que je suis sur ma lancée, je tenais à présenter mes excuses à Edward, qui a dû me prendre pour une sacrée lâcheuse, vu la plombe que j'ai mis à me manifester de nouveau. C'est vrai que j'aurais dû signaler ma longue absence pour raison de maladie, mais pensant qu'il penserait à regarder sur mon forum -étant un peu hébétée durant cette période pour ma part- je n'ai pas eu la présence d'esprit de retranscrire le message ici. Alors voilà, je parle peut-être beaucoup pour ne rien dire et ça vous semblera peut-être niais ou trop facile, mais... je suis tellement confuse que les mots me manquent. Pardon. |

“ n'hésitez plus et parlez, bon Dieu! „
Ses réactions m'interloquent, m'accomodent, m'interrogent, me surprennent, tout simplement. Il ne bronche pas à mes décisions, ne cherche même pas à mes affirmations. C'est qu'il lui faudrait peut-être plus de temps pour se remettre de ses blessures au final, en incluant la possibilité qu'il se soit pris un sacré coup sur la tête au passage. En même temps, vu l'état dans lequel il était lorsque je l'ai retrouvé, la situation ne m'étonne pratiquement pas. Silencieuse devant les cachets, j'entreprends de refaire surface et de les lui donner, espérant par la qu'il ne rechigne pas à la tâche. En quelque sorte plongée dans d'étranges pensées, mon esprit vagabonde à droite, à gauche, les questions se faisant plus suspectes les une que les autres, osant même entre temps me remettre en question. Où va le peuple? « Ca va allez ? » Mes pupilles remontent jusqu'aux siennes. Ne me dites surtout pas qu'il est sur le point d'éclater de rire là, maintenant, tout de suite hum. Dans tous les cas, je sais qu'il me sera difficile de savoir comment réagir. Mes yeux se plissent, jusqu'à finalement se détendre lorsque son rire fend l'air. Il rit. Non pas d'un rire niais ou voire même plaisantin, non. Il rit de bon coeur. Et là, comme prévu, je ne sais pas quoi penser. D'un sens, je ne peux pas lui en vouloir de se lâcher un peu et de l'autre je trouve ses manières bien déplacées. Se moquer de sa subordonnée alors qu'elle se fait un sang d'encre pour plein de choses... d'habitude avec moi ça ne passerait sincèrement pas. Pourtant pour ce fois-ci, je veux bien faire une exception et me contenter de vaguement le fusiller du regard pour ensuite ressaisir la boîte de médicaments et bien la saisir entre mes mains. « Bien entendu, pour qui me prenez-vous? Occupez-vous mieux de vous, avant de vous préoccuper des autres. » c'est la seule phrase qui m'est venue en tête, devant la gêne qu'il m'occasionne. Comment auriez-vous réagi, vous, à ma place? Pensez-vous qu'il soit aisé de concilier boulot et tracas? Que celui qui ne se sente pas ridicule lève la main. Rire permet de libérer des soucis, ainsi je ne reléverai pas le mot. « Excusez-moi, je n’ai pas put m’en empêcher. » lui dire que ce n'est pas grave et qu'il peut continuer? Lui dire que si l'envie lui reprend il pourrait finir avec une balle entre les deux yeux et dans un état plus lamentable que celui dans lequel il se trouve actuellement? Un peu de tact ne me ferait certainement pas de mal. Contentons-nous de nous contenir le plus longtemps possible. « Taisez-vous et prenez vos médicaments. » plus sèche tu meurs. Mais au moins, il n'aura pas eu à subir de remarque singlante, de phrase blessante. Qu'il s'estime heureux, d'un certain côté. Je lui prépare sans plus tarder un verre d'eau, commençant par la suite à lui présenter les six petites pilules qu'il lui faudra ingurgiter. Des tranquillisants apparemment. Ces cachets devraient lui faire le plus grand bien et pourraient me permettre de retrouver une certaine sérénité par la même occasion. Le calme est utile quand les interrogations viennent vous perturber, mais le silence douteux du colonel est... perturbant. S'excuser. Encore et toujours s'excuser. Est-ce que c'est tout ce dont il est capable? Autant dire qu'il a fière allure, le Flamme Alchimist.

Sans m'attarder plus et espérant que les médicaments fassent leur effet le plus rapidement possible, je lui présente le verre à portée de main, l'autre grande ouverte avec les pilules. Bien. Qu'il fasse vite, lui aussi. C'est ridicule, mais j'en suis arrivée au point de le préférer en train de dormi: là au moins, il n'y a pas de possibilité que les choses se terminent mal ou qu'encore il ait du dégât. La seule chose à redouter dans ce cas-ci, ce sont bien les ronflements. Mais passons, cette sinistre nouvelle nuirait fortement à sa réputation de casanova. Et puis il y a cette question qui me perturbe. « Lieutenant, vous rappelez-vous de ce couple de médecins mort pendant la guerre ? » pourquoi me parler de ça tout de suite? Son état aurait-il quelque chose à voir là-dedans? Je ne vois pas comment oublier ces médecins et encore moins ce cauchemar qui hante à proprement parler l'esprit de mon colonel. Les médecins. Ces gens qui soignaient toutes les personnes, aussi militaires soient-elles. Comment oublier d'aussi braves personnes? La guerre les ayant déjà bien rongé intérieurement, ils n'en voyaient pas le bout mais gardaient un coeur d'or. « Les ordres sont les ordres, mon colonel. Vous ne pouviez à l'époque pas les protester et ne pouvez pas non plus le faire à l'heure actuelle. » étrangement, une vois me murmure d'aller plus loin, d'en savoir plus. Il faut le raisonner, le ménager et pourquoi pas entre temps, lui faire cracher le morceau. De toute manière, s'il ne me parle pas directement, il mordra à l'ameçon dans son sommeil ou dans le pire des cas, j'arriverai à me renseigner auprès des gens apparemment présents lors de l'accident. Encore faudrait-il que je n'apprenne rien de contrariant avant. « Comment oublier, mon colonel. » cette manière de répéter son grade ne m'inquiète pas. Avec le temps, nous avons appris à nous parler de cette façon, à passer outre notre véritable identité et même à négliger notre vie personnelle. Non. Ma vie, c'est lui. Compliqué à expliquer, mais sans sa présence et bien... je ne suis plus grand chose. Plus de travail à aimer. Certainement une mutation. Plus de collègues agréables -aussi casse-pieds puissent-ils être par moment-. Et puis... plus de but non plus. Je ne suis née que pour protéger Roy, rien de plus. Sans lui, ma raison n'a plus lieu d'être. Etant partiellement patiente, je m'attarde dorénavant dans son regard, négligeant parfaitement les choses qui nous entourent. L'infirmière pourrait entrer une seconde fois qu'elle ne me perturberait même pas et m'encouragerait même à l'entendre plus parler, dévoiler cette arrière-pensée qui le hante tant. Nul dans mes compétences de jouer les mamans à l'écoute, mais quand il faut, il faut. De toute façon là, je n'ai d'autre choix que d'écouter ce qu'il a sur le coeur. D'une part ça me permettra d'avancer, et de l'autre... j'y verrai plus clair. « Et bien. Allez-y, je vous écoute. » douce appréhension que me berce. Que s'apprête t-il à m'apprendre pour regagner une réaction aussi futile et fixer les cachets qu'il haït tant de cette manière?
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MessageSujet: Re: Une erreur pareille ne peut m'être pardonnée ▄ Roy ~   Lun 15 Aoû - 15:30

| Tout est dit dans mon MP. (: |

On pardonne tant qu’on aime.

Tic, tac, tic, tac …

Le bruit de l’horloge se faisait presque angoissant. La lieutenante regardait son colonel assez froidement. Mais bon. Tant pis. C’était de sa faute à lui ; hein, comment en vouloir à la jeune femme qui lui faisait face ? On ne pouvait pas, c’était aussi simple que ça. C’est sûr qu’éclater de rire devant elle avait été une bonne et une mauvaise idée. Lorsqu’il lui demanda si elle allait bien, la réponse fut assez … Foudroyante.

« Bien sûr, pour qui me prenez-vous ? Occupez-vous mieux de vous, avant de vous préoccuper des autres. »

Etrange, il avait déjà l’impression d’avoir entendu cette phrase sortir de la bouche de Riza. Roy avait l’habitude. Toujours à s’occuper des autres, pendant qu’il se négligeait lui-même. Et alors qu’il lui présentait ses « excuses », il eut droit à un « taisez-vous et prenez vos médicaments » assez sec. Elle commença à lui préparer un verre d’eau sous son regard sombre et lui présenta six pilules. Oui, il allait vraiment mettre un procès à tous les médecins. Erf … Pas le choix. Il les prit dans ses mains et elle lui tendit le verre. Il les analysa avant de les avaler tour à tour en prenant avec chacun une gorgée d’eau afin de mieux les avaler et de ne pas s’étouffer avec. Roy fit part de son mécontentement par rapport aux médicaments en lançant un regard en coin à sa lieutenante ; mais ne dit rien par de se retrouver mort dans un délai de moins de dix minutes. Le brun en avait déjà trop fait, à son goût. En regardant la boîte des cachets ; il se rendit compte que les six petites choses immondes et cruelles qu’il venait d’avaler allait sûrement le faire tomber dans un état proche du sommeil. Et m … mince. Il s’était fait avoir comme un bleu. Dernière fois qu’il passerait dans un hôpital. Le Flame Alchemist grogna presque pour lui-même en continuant de regarder les boîtes, pensif. Ce fut les phrases de l’Œil du Faucon -nom par ailleurs flatteur pour sa technique redoutable- qui le tirent de ses pensées.

« Les ordres sont les ordres, mon colonel. Vous ne pouviez pas les protester et ne pouvez pas non plus le faire à l’heure actuelle. »

Ca ; ils l’avaient tous bien sus au moment même où ils mettaient les pieds dans le champ de bataille avec un ordre horrible retentissant dans leurs oreilles : exterminer les Ishbals jusqu’à qu’il n’y en ait plus. Hm … Sombre récit à conter à sa lieutenante …

« Comment oublier, mon colonel. »

Question ou affirmation ? Roy se le demandait bien. Mais s’il y avait eut un moyen de lui effacer de la mémoire ce souvenir ; il l’aurait fait pour ne plus jamais subir les regards des autres … Des … Autres ? Le regard que lui lançait cette petite fille depuis le cadre de papier de la photo tâchée par le sang. Cette jeune fille à laquelle il avait arraché ses parents. Cette jeune fille que Edward Elric ne voudrait plus jamais voir souffrir. Cette jeune fille qui allait souffrir par l’unique faute du brun qui se lamentait ; encore et encore, espérant oublier ce terrible jour. L’ironie du sort avait fait qu’un Ishbal plus ou moins témoin de la scène avait déballé ça devant le blondinet. Ce qui lui avait valu un allez simple pour l’hôpital avec des côtes en piteux état.

Les effets des cachets se faisaient assez rapidement. Aussi vite ? Oui, et bien ; ce n’est pas le fait d’en avaler six d’affiler qui allait lui rendre service. Mon cher Roy ; interdiction de somnoler, se disait-il.

« Oui ; donc, je disais … » commença-t-il en plongeant son regard dans le sien. « Les médecins présents à Ishbals étaient les parents de Winry Rockbell ; une amie d’enfance à Edward. Je suppose que vous le saviez déjà. »

Bon, pour le moment, rien de vraiment alertant. Pour le moment.

« Et comme vous le savez déjà également ; il sont morts pendant la guerre. »

Bien, passons aux aveux.

« Mais la question est … Qui les a tués ? Lieutenant. C’est moi qui les ait assa … Exécuté. C’était un ordre venant d’un de mes supérieurs de l’époque. »

Silence.

Oui, Roy, tu es quelqu’un de … Cruel. Peut-être allait-elle croire que c’était les cachets qui lui faisait cet effet. Son regard était un peu embrouillé. Un peu fatigué. Mais ... douloureux.
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MessageSujet: Re: Une erreur pareille ne peut m'être pardonnée ▄ Roy ~   Lun 15 Aoû - 17:44


“ ainsi va la vie, vous n'y pouvez rien „
« Oui ; donc, je disais … » il plonge son regard dans le mien, comme espérant me faire vite passer un message, une onde qui me mettrait sur la voie quant à la suite « Les médecins présents à Ishbals étaient les parents de Winry Rockbell ; une amie d’enfance à Edward. Je suppose que vous le saviez déjà. » tout en l'écoutant, j'hoche la tête: ce n'est pas un secret de polichinelle. Pourtant autre chose le chagrine, il n'y a pas à faire. « Oui, mon colonel. » la concentration est là, sans aucun doute. « Et comme vous le savez déjà également ; il sont morts pendant la guerre. » fait-il exprès de s'attarder sur les détails ou bien compte t-il réellement me dire le fond de sa pensée un jour ou l'autre? « Mais la question est … Qui les a tués ? Lieutenant. C’est moi qui les ait assa … Exécuté. C’était un ordre venant d’un de mes supérieurs de l’époque. » Sans que le mouvement puisse être contrôlé, je sens mes yeux qui s'arrondissent. Etrange sentiment partagé. Etrange vide qui s'installe soudainement, qui semble affaiblir toutes les belles illusions auxquelles je pensais à l'instant même. Le doute s'installe en moi et sans le quitter du regard, je laisse les mauvaises résolutions envahir mon esprit, me transporter à l'époque de cette guerre, revoyant les corps sans vie, le sang. Terrible épreuve qu'aura été cette guerre. Tous ceux qui n'en sont pas morts gardent un certain traumatisme, un état de mauvaise conscience. Mais après avoir tué tant d'innocents, comment ne pas se sentir de plus en plus coupable de jour en jour? Ainsi, après son explication, des informations se classent là-haut, voyant le visage souriant de la blondinette qui accompagne parfois le Fullmetal. Je n'ai certainement pas été très attentive quant au comportement qu'adoptait le colonel avec cet enfant. Oui, car pour moi les frères Elric et leur amie ne sont encore que des enfants qui ne connaissent pas grand chose -pour ne pas dire rien- à la vie d'adulte. Pour le moment, ils errent, en ayant déjà vu des vertes et des pas mûres dans le fond, au long de leur jeunesse. Le silence se fait encore plus intense. Je ne sais quoi lui répondre. Alors, c'est automatiquement qu'un sourire quelque peu triste prend naissance sur mes lèvres, me faisant baisser la tête entre deux. Sans piper mot, je me redresse et ajuste un morceau de tissu sur son front, mèches cachant pratiquement mon regard inexpressif. Le sermonner dans l'état actuel des choses ne me servirait à rien, autant à moi qu'à lui. Au contraire, il s'enfermerait davantage et perdrait confiance en ses atouts, en sa bonne foi, en tous ces principes qui font qu'il est lui. Certes, le colonel n'aura pas toujours été un exemple jusqu'à maintenant, mais s'il y a bien une chose dont il ne doit pas se sentir coupable, c'est bien de cette période. Les ordres été donnés et à moins d'être totalement suicidaire, mieux valait les effectuer à la lettre. S'il avait été vil, il ne m'en aurait pas parlé ou encore n'aurait pas abordé un air aussi dérangé. Pour le moment, je n'ose plus le regarder, lui s'attendant de toute évidence à ce que je l'attrape, que je le secoue, que je lui dise mille et une choses. Pourtant je ne fais rien, laissant ma main quitter le tissu pour ensuite marcher jusqu'à la fenêtre, observant dehors, mains derrière le dos. Comment lui faire comprendre? « Être militaire n'est pas une mince affaire et encore moins en votre posture, mon colonel. Cette profession nous oblige à faire des concessions, à sacrifier bien des choses. J'imagine d'ailleurs... que si vous le pouviez, vous vous empresseriez de modifier la fin de cette histoire. Mais de toute évidence, vous ne le pouvez pas et personne ne le peut. » même l'alchimie ne peut rien y faire. Mais avec le temps qui s'est écoulé et la date à laquelle nous sommes maintenant, je suppose qu'il l'aura déjà compris depuis bien longtemps. Si lui se sent coupable, alors comment devrions-nous nous sentir, nous? Bien que cette perte soit regrettable, il n'est pas le seul dans ce cas. « Je comprends mieux. » le silence n'est plus, elle ressent dorénavant le besoin de parler. Bien que l'amertume soit présente au plus profond de moi, je ne me vois pas lui passer un savon en ce moment même. Non. Mes pensées s'embrouillent tellement que j'en répète fois la même chose, oubliant même parfois mes paroles précédentes. « Se sentir coupable dans ce genre de situation est humain, je le conçois. Mais vous ne pouvez plus rien y faire. » lui faire part de mes sentiments profonds n'aura pas été d'actualité. « Vous avez agit sous la gouverne d'un supérieur et vous n'êtes pas le coupable de toute cette histoire. Vous pouvez vous haïr, vous pouvez vous maudire et faire diverses tentatives, pensez-vous réellement qu'être dans cet état vous rapportera quelque chose ou le pardon peut-être? Vous n'aurez rien en change. » faire reprendre raison à cet homme que je sens en détresse. Je savais depuis la fin de la guerre que le traumatisme était profond, mais pas au point le plus haut. Tête haute et iris vidées de tout, mes mains se torturent dans le dos, se livrant bataille, plus nerveuses qu'autre chose. « De toute évidence nous avons tous eu un rôle sinistre dans ce massacre. Mais toujours regarder vers l'arrière ne vous servira pas non plus. A moins que vous ne souhaitiez reculer et sombrer de nouveau. » que lui dire de plus après tout. Que ce n'est pas grave et qu'il s'en remettra? Négatif. Le sujet est sérieux et le torture de toute part, comme moi d'ailleurs.

« N'oubliez cependant pas votre but. » inutile de le mentionner de nouveau, une véritable perte de temps. En mon sein, les sentiments se bloquent, se mélangent. Et si la gamine l'apprend, comment faudra t-il réagir? Sans réfléchir et peinée, elle cherchera à se venger, à mettre main-basse sur cet homme qui lui a arraché ses parents. Entrouvrant la bouche, je m'apprête à dire autre chose, une autre phrase moralisante quand mon coeur se serre et me stoppe. Il ne faut pas le casser, pas maintenant. Toujours de dos, je le regarde dans le reflet de la vitre. Un fin soupir s'échappe de mes lèvres. Il est bien loin le colonel rêvant de mini-jupes et de tailleurs. Son regard m'est douloureux, sensible, fatigué. Douloureux avant tout. Suite à cette observation, je me retourne pour l'observer de là où je suis, installée sur le bord de la fenêtre, gardant un oeil discret sur la porte. « Y a-t-il autre chose dont vous souhaiteriez me parler ou me permettez-vous de prendre congé? » dans les deux cas, ma conscience ne sera de nouveau plus en paix. Sans compter sur le fait que Roy voudra sans aucun doute sortir plus vite que prévu de l'hôpital, en faisant voir de toutes les couleurs aux infirmiers et docteurs. Mine de rien, il en aura fallu du temps pour qu'il se confie ouvertement.
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MessageSujet: Re: Une erreur pareille ne peut m'être pardonnée ▄ Roy ~   Mer 17 Aoû - 12:44

Ce qui ne tue pas rend plus fort.

Les paroles de sa lieutenante était censées. Moralistes, par contre. Et comme à son habitude, la jeune femme restait plus ou moins de marbre. Hm … Elle s’était dirigée vers la grande fenêtre ; les mains dans le dos et regardait le paysage. Roy ; lui se contentait simplement de l’observer, sentant bien qu’elle en faisait de même avec son reflet. Le colonel sentit les paroles de Riza Hawkeye rebondir en lui et faire écho. Il avait omit un détail. Et avait caché ce-dernier dans un mensonge. Mais disons qu’il avait ses raisons. Cependant, quand la lieutenante allait découvrir cela ; le colonel allait en voir des belles. Tant pis. Il prenait le risque de se prendre une balle en pleine figure. La blonde se retourna vers lui en lui disant de ne pas oublier son but … Son but … Devenir Fürher pour éviter que la chose qui avait laissée tant de séquelles aux soldats ne se reproduise plus … Pour protéger tous ceux qui étaient à son service … Cette pensée lui devint alors totalement lointaine. Merde, Roy, reprends-toi ! lui hurla son esprit. Sans toi ; le lieutenant n’a plus de raison. Tu dois vivre ! Et si tu abandonnes, tu l’abandonnes aussi. Etrange réflexion. Etrange vide qui s’était installé dans son cerveau. Elle lui demanda ensuite si il avait encore des choses à dire. Il releva les yeux vers les siens et dit :

« Oui. Quand je vous demanderai mon uniforme, apportez-le moi sans discuter. J’ai des choses à faire à l’extérieur. »

Roy sentit bien que la jeune femme allait refuser, mais il plongea son regard sombre dans les prunelles ambrées de son lieutenant.

« Je n’accepte aucunes remarques, lieutenant. » ajouta-t-il un peu plus durement.

Il la défia un peu plus calmement, pendant qu’un sacré mal de crâne lui sautait dessus. Foutus calmants ; va. Hors de question qu’il en prenne ne serait-ce qu’une seule fois une fois qu’il serait sorti volontairement. Laissons faire la nature, comme on dit. Il sortirait dans quatre semaines. Pas plus. Quoi qu’il advienne, il fallait qu’il s’explique avec le Fullmetal et Winry. Cependant, il savait que cette-dernière ; si elle l’apprenait, allait vouloir se venger … Ou pas. Allez savoir. Mais il penchait beaucoup plus pour la première option. Ce qu’il avait fait était proprement impardonnable et s’attendait déjà aux représailles de la part de la jeune fille. Un clé à molette ? Une balle dans le cœur ? Franchement ; il préférait la première solution.

« Vous pouvez disposer. » ordonna-t-il ensuite.

Omettre que le Fullmetal Alchemist avait faillit le tuer n’était pas quelque chose d’anodin. Pour le moment, elle ne devait pas savoir. Pour le moment. Elle l’apprendrait quand il le faudra. Roy soupira un coupa avant de se laisser tomber -une nouvelle fois- sur ses coussins et de fermer les yeux pour tenter d’atténuer son mal de tête qui prenait de plus en plus d’ampleur. Du repos. C’était la seule chose qu’il demanderait pendant quatre semaines avant de mettre les voiles. Pas question de se ménager à ce moment. Quitter cet endroit puant les médicaments était l’une de ses priorités. Il rouvrit les paupières ; repensant par la même occasion au groupe d’Ishbal. Qu’était-ils devenus ? Avaient-ils foutus le camp pendant que le colonel s’en prenait de bons en pleine figure ? Sûrement. Mais en tout cas, Roy, s’il les retrouvait, allait leur faire part de sa façon de penser. Et puis, cet enfoiré qui s’était permit de … Raaah ! Ca le faisait enrager rien que de penser au chef des Ishbals qui avaient attaqués le train. Il grogna sans trop de raison apparente aux personnes extérieures à sa réflexion.

Il regarda le plafond, pensif.

« Juste, lieutenant … Merci. » dit-il.
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Une erreur pareille ne peut m'être pardonnée ▄ Roy ~

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